Les films d’avril 2014

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Bamboin vous propose de découvrir en direct nos avis sur les films du moment ainsi que notre classement des films à aller voir en priorité. Le principe est très simple: nous allons voir un film, nous le commentons le soir même sur cette page, et tout ça rien que pour vos beaux yeux.

Voici donc notre baromètre d’avril 2014 des films à ne pas manquer  suivi du tableau intégral de nos notes.

Au Top

  1. Apprenti Gigolo (John Turturro) 8/10
  2. Cheap Thrills (E.L. Katz) 8/10
  3. La Crème de la Crème (Kim Chapiron) 7,5/10

A la ramasse

  1.  Salaud, on t’aime (Claude Lelouch) 2/10 « Un film qui sent la fin pour pas mal de monde. »
  2. Une rencontre (Lisa Azuelos) 2/10  » La preuve que même des acteurs de premier choix peuvent faire des choix de carrière douteux ».
  3. Clochette et la Fée Pirate (Peggy Holmes) 3/10 « Quand on voit de quoi sont capable certains adultes, on se dit que Peter a bien raison de ne pas vouloir grandir. »

Le tableau

Avril 2014Baptiste DupontGuillaume TixierThibault LinteMOYENNE
Clochette et la Fée Pirate (Peggy Holmes)
2 avril
3 - Progression spectaculaire de la réalisatrice Peggy Holmes qui a commencé sa filmographie avec un navet intergalactique (LE SECRET DE LA PETITE SIRENE) et qui désormais accouche de DTV (gonflés pour une sortie en salles) certes insignifiants mais pas forcément détestables à 100% pour autant. A ce titre, CLOCHETTE ET LA FEE PIRATE n'est à l'évidence pas l'opus le plus insupportable de la franchise, mais il réussit tout de même l'exploit de transformer le Capitaine Crochet en un vulgaire méchant de seconde zone. Triste exploit qui témoigne du manque de motivation de l'entreprise.3
La Crème de la Crème (Kim Chapiron)
2 avril
7 - L'histoire est selon moi une belle métaphore de notre société actuelle : tout s'achète et tout se vend. En reste également une belle performance du trio principal (mention spéciale pour la ravissante Alice Isaaz, probablement une sorte d'Emma Stone à la française, craquante). La réalisation n'est pas si extraordinaire que cela de la part du réalisateur de Dog Pound, mais bon elle en reste assez convaincante.8 - Malgré la surdose de scènes de "soirées" assez pauvre, ce film très juste autant dans son ton, que dans son rythme et son message réussi à nous transporter dans ce monde si proche et pourtant si loin. Une belle réussite.7,5
Nebraska (Alexander Payne)
2 avril
4 - Le ciné indé US a encore frappé. Formule labellisée, surfaite et artificielle d'un cinéma qui nous énerve de plus en plus. Alexander Payne (que l'on aime d'habitude pourtant plutôt bien) filme les pauvres gens d'un petit patelin des US. Mamies gâteuses, beaufs sociopathes, famille haute en couleur... Ils sont tous là, tous les clichés de l'Indé (TM), et bien souvent NEBRASKA ne dépasse pas le stade de la caricature, essayant de faire passer pour admirables des personnages qu'il ne prend que trop rarement la peine de dépeindre en profondeur. D'autant plus dommage que dans ses passages les plus nostalgiques le film touche du doigt ce qu'il aurait pu être tout du long. Hélas, ce qui règne ici avant toute chose c'est un cinéma préfabriqué et qui n'a d'indépendant que son appellation marketing. Deux choses cela dit : Bruce Dern est réellement admirable et la photographie est somptueuse.4
Salaud, on t'aime (Claude Lelouch)
2 avril
8 - Deux heures et quatre minutes qu'on est pas près d'oublier avec Salaud, On T'aime. Claude Lelouch rend subtilement hommage au cinéma sociologique de Maurice Pialat et de John Cassavetes avec ces belles scènes de repas et de disputes dignes de ces cinéastes (en plus d'enlever la dramatisation pour la scène clé du film, mais pas de spoil !). Peut être que les rebondissements de la fin ne plaisent pas à certaines personnes mais il n'en reste pas moins une superbe oscillation entre la vérité et le mensonge, la haine (Salaud) et l'amour (On T'aime), le vraisemblable (réalité prise sur le vif) et l'invraisemblable (côté fictionnel qui peut sembler très incohérent, mais pas pour moi). Le casting est de choc, c'est un vrai régal de tous les voir jouer ! Comment ne pas repenser à Maurice Pialat encore une fois avec Sandrine Bonnaire (A nos Amours en 1983), Johnny Hallyday mélange parfaitement sa facette d'artiste chanteur âgé avec une autre facette de comédien photographe papa raté. Je le répète, on ne peut oublier ce film, c'est une claque.2 - Tristement, Lelouch rate ce qui aurait pu être un beau film. Dans les deux premiers tiers, Hallyday est vraiment touchant et le cinéaste arrive à construire quelque chose. Une émotion vraie transparaît. Que lui est-il alors arrivé pour que le ratage du final contamine totalement le début, à tel point qu'il en annule totalement les qualités ? Se voulant héritier de Pialat, SALAUD, ON T'AIME se vautre soudainement dans la noirceur de rebondissements sordides tous plus improbables et incohérents les uns que les autres. Les acteurs proclament leur texte comme s'il était subtilement philosophique, or le produit fini n'est guère plus convaincant qu'un téléfilm TF1. Méthodiquement, petit à petit, scène après scène, le film s'autodétruit jusqu'à atteindre une dimension comique surréaliste. Était-ce vraiment le but ? Pas sûr...5
Apprenti Gigolo (John Turturro)
9 avril
4 - Un film un peu étrangement brouillon que nous livre John Turturro. C'est un peu trop long long, c'est un peu trop surdosé de cul-cul la praline par moments pour certains personnages. Bref, j'ai trouvé ça plus bizarrement fait... Woody Allen réhausse un peu l'ambiance avec son jeu si particulier.8 - Sublime film, superbes acteurs. John Turturro nous livre ici, un chef d'oeuvre de poésie et de mélancolie, le tout saupoudré de passages assez drôles. LE film de la semaine!6
Divergente (Neil Burger)
9 avril
4 - Même routine de merde pour le cinéma commercial des adolescents pré-pubères : révolution, amour, "je t'aime mais pas maintenant car je t'aime". Y'en a un peu marre quand même, on dirait que tout ce genre de cinéaste n'ont que "révolution dans une dictature" à la bouche... D'autant plus que ce n'est malheureusement pas fini (trois films prévus en plus je crois)... Bon sinon Shailene Woodley joue plutôt pas mal, mais attention à ce qu'elle ne reste pas cantonné à ce type de rôle.8 - Contrairement à mon collègue, j'ai trouvé ce film bien au dessus du lot des ses semblables. L'univers est particulièrement bien travaillé, les personnages assez profond et l'action, bien que peu originale, à le mérite d'être plutôt captivante. Une vrai bonne nouvelle.6
Noé (Darren Aronofsky)
9 avril
6 - Une patte d'auteur se dégage incontestablement de ce blockbuster, ça fait du bien d'avoir et de voir surtout une réflexion avec des gros moyens. Peut être que par moments, un surplus d'effets numériques gâche un peu le film (sauf les Géants de pierre, très bien faits) mais sinon c'est relativement bien filmé, l'histoire reprend assez bien les écritures de la Bible. Plutôt pas mal.7 - Une chose est sûre, malgré son budget titanesque et les assauts incessants des exécutifs qui auraient pu détruire la vision du cinéaste, NOE ressemble à 200% à un film de Darren Aronofsky. Plus que de spectacle épique et destructeur il s'agit donc ici d'un blockbuster intimiste, où même les séquences du Déluge laissent plus de place à ce qui se passe à l'interieur de l'Arche qu'au cauchemar extérieur. Rassurez-vous néanmoins, si NOE se concentre sur ses personnages (dont le rôle-tire qui vire bien vite à la folie furieuse jusqu'à évoquer un certain Jack Nicholson dans SHINING), il n'en oublie pas moins d'offrir quelques visions effroyables et tétanisantes. Parmi les plus beaux tableaux du film : une centaine d'individus massés au sommet d'un rocher se faisant broyer face caméra par une vague d'une immensité ahurissante; une gamine se faisant pietiner en plein climax émotionnel par une horde de soldats en plein assaut; un homme échangeant ses deux filles contre un morceau de viande sous le regard horrifié de Russel Crowe... Bref, dans NOE, ça ne rigole pas, et même si le film reste très inégal par moments (la lourdeur de quelques séquences dialoguées d'une subtilité discutable est par exemple un véritable problème), Aronofsky nous propose un film dont la portée humaniste dépasse aisément son postulat prétendument étouffe-chrétien. A ce titre, un plan-séquence sur les origines du monde mettant en scène le Big Bang est révélateur de la démarche d'un cinéaste qui cherche avant tout à offrir à un public non borné ses questionnements habituels. Dans le fond, NOE parle tout autant d’Obsession que des films comme THE FOUNTAIN ou BLACK SWAN, mais désormais il le fait pour un public beaucoup bien plus large.5 - Une bonne idée oui, mais trop peu d'émotions et de sensations. Les intrigues viennent assez peu naturellement et les personnages secondaires n'ont pas vraiment de profondeur. On aurait pourtant pu assister à un grand film tant les partis pris scénaristique et photographique étaient bons.6
Rio 2 (Carlos Saldanha)
9 avril
4 - A en croire les toutes premières critiques parues en ligne, RIO 2 devait être pour Blue Sky le film de la consécration. A dire vrai, certains ont pu aller jusqu'à dire que le nouveau long-métrage de Carlos Saldanha n'a d'équivalent qualitatif que chez Pixar. On laissera cela dit aux auteurs de ces articles la responsabilité de leurs propos, tant ils nous paraissent hâtifs et inappropriés. Car en effet si il y a une chose qui fait souvent la réussite éblouissante des productions Pixar et qui fait cruellement défaut à RIO 2, c'est bien la limpidité et l'efficacité de la narration. Dans le film de Saldanha les intrigues se démultiplient jusqu'à ce que les enjeux s'évaporent en cour de route. Comme si RIO 2 ne pouvait pas se faire sans sidekicks comiques lourdingues (références à American Idol à l'appui) ni sans super-vilain oiseau (le méchant du premier est de retour mais ne fait pas grand chose), Saldanha accumule les sous-intrigues et nous perd avant tout de même de nous retrouver lors d'un final étonnament réussi qui fait office de relecture habile mais néanmoins à peine déguisée d'AVATAR (le cinéma cameronien étant l'horizon de tout un pan du cinéma hollywoodien actuel). Avant ce bel éclat, on aura noté quelques allusions dans la mise en scène à la jungle du PREDATOR de McTiernan. Bien vu, mais là encore le film ne fait les choses qu'à moitié, oubliant de construire une vraie scène d'action anthologique qui saurait pleinement utiliser les spécificités d'un tel décor... Amusant de constater qu'à contrario, le très beau LA-HAUT du studio Pixar cité plus haut accumulait sans fatiguer les morceaux de bravoure de ce genre...4
Les Yeux jaunes des crocodiles (Cécile Telerman)
9 avril
7 - Une belle adaptation du roman homonyme avec encore une fois la ravissante Alice Isaaz, parfaite en conasse qui ne comprend rien. De toute façon, quasiment tout le casting livre une performance exceptionnelle dans ce film. Un jeu sur la vérité et le mensonge fait basculer la balance des enjeux du film, c'est convaincant et très bien amené.7
Babysitting (Nicolas Benamou, Philippe Lacheau)
16 avril
3 - Simple copier-coller de Projet X avec des moments drôles (encore que) : où est l'originalité ?!7 - la bande annonce ne donnait pas envie, mais pourtant, qu'est ce que l'on rit. Les gags sont biens trouvés et tellement bien intégrés au scénario que même ce dernier se trouve être plutôt sympa. Inspiré d'un autre film! Et alors?l'important, c'est de prendre son pied.5
Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? (Philippe de Chauveron)
16 avril
4 - Une comédie française qui veut se montrer prétentieusement par un sujet prétendument bien vu sur le racisme et les relations familiales. Mais bon, en fin de compte, tout se casse la gueule parce que la sauce ne prend pas du tout, c'est encore trop un sketch (c'est LE problème de beaucoup de comédies françaises actuellement). Enfin, le problème vient d'un manque de rythme et un manque d'un message fortement marqué à l'écran.6 - Les comédies françaises de qualité sont tellement rares ces temps-ci que dès qu'un film pas trop dégueu sort on saute dessus. Ce film pas trop dégueu, c'est justement QU'EST-CE QU'ON A FAIT AU BON DIEU ?, énorme surprise tant on imaginait Christian Clavier has been et ce projet voué à l'échec ! Au final, s'il est un peu trop théâtral et que certaines séquences se plantent totalement, le tout reste hautement sympathique et même parfois vraiment... drôle ! Oui, vous avez bien lu, une comédie française drôle !4 - Un début très poussif, des acteurs sous utilisés et une critique qui a du mal à passer tant on a le sentiment que le message est double (sûrement à tord d'ailleurs). La fin relève cependant un peu le niveau: ouf, on a pas complètement perdu notre temps.5
Tom à la ferme (Xavier Dolan)
16 avril
7 - Xavier Dolan montre une tension invisible, presque palpable durant tout le film (le manque d'informations décroissant le long du film appuie cet effet). Une histoire dure mais forte en émotions pour le personnage et pour le spectateur. De très belles scènes marquent le film, comme par exemples ces surcadrages qui viennent à des scènes d'enfermement physique et psychologique pour le personnage principal. Bref, un film plutôt prometteur, pas mal !7 - Assurément le film le plus malsain et désagréable de ce début d'année. On pourra certes reprocher à Xavier Dolan d'encore une fois sur-styliser ses images (ce qu'on a bien envie de pardonner, le film étant plastiquement renversant), mais il faut bien reconnaître que TOM A LA FERME est d'une redoutable efficacité et qu'il nous laisse KO au sortir de la projection ! Très beau film de taré(s) rempli d'idées et de moments forts ! Xavier, on attend MOMMY avec impatience !7
Une Promesse (Patrice Leconte)
16 avril
4 - Un rythme en dents de scie et des tics de mise en scène agaçants (satanés zooms !) font qu'on ne se sent jamais impliqué dans ce mélodrame un peu trop vu et revu en mille fois mieux partout ailleurs. Cependant notez que Rebecca Hall est absolument rayonnante et que quelques images restent en tête, ce qui peut potentiellement justifier le prix d'un ticket de cinéma !4
96 heures (Frédéric Schoendoerffer)
23 avril
6 - Tout aurait pu être plutôt pas mal si tout ne sonnait pas si faux ! L'histoire est longue et lassante assez rapidement. Et puis je ne sais pas comment dire mais il y a un truc qui manque ou alors qui ne marche pas... Peut-être le rôle du mafieux à deux balles joué par Niels Arestrup je ne sais pas !
Les Amants Électriques (Bill Plympton)
23 avril
8 - Plympton a beau s'être assagi (en surface, tout du moins), son cinéma nous saisit toujours dès les premiers instants (à travers une séquence d'une beauté inouïe dont il serait scandaleux de vous priver de la découverte). Le reste mêle amour, sexe, tromperie, vengeance... A ceci près qu'on y retrouve aussi tueurs à gages, magiciens et autres inventions incongrues... Le dessin, dans la droite lignée des précédents travaux du bonhomme, participe aussi grandement à la réussite de ce film clairement pas destiné aux bambins.8
Brick Mansions (Camille Delamarre)
23 avril
5 - Remake un peu trop exagéré sur les bords (tout comme les personnages qui sortent parfois de drôles de paroles, surtout RZA). Mais bon sinon dans l'ensemble, ce n'est pas si mauvais que cela, une réflexion s'instaure, c'est passable...
Cheap Thrills (E.L. Katz)
23 avril - Uniquement en DVD
8 - Cheap Thrills est un grand film d'horreur complètement déjanté où plein de questionnements humains apparaissent tout le temps. L'originalité de l'histoire (un pari = une somme d'argent) qui monte en crescendo dramatique ne laissera pas indemne le spectateur. Et puis, que dire de la beauté du tout dernier plan, bourré d'antagonismes, mais sacrément bien pensé !8 - Voir le compte-rendu du FEFFS 2013. Dans tous les cas, foncez vous procurer le DVD. Dommage que les meilleurs films de genre ne sortent pas au cinéma... 8
Dans la cour (Pierre Salvadori)
23 avril
6 - Un casting qui est plutôt performant dans un film étrangement mis sous une tension psychologique palpable. Un peu longuet par moments malheureusement...
Night Moves (Kelly Reichardt)
23 avril
7 - Une fable dont on ne pourrait que tirer le propos écologique alors que se cache en dessous un tout autre propos sur la question des conséquences des gestes. Un hors-champ plutôt très bien sollicité de la part de la réalisatrice ! Intéressant.7
States of Grace (Destin Cretton)
23 avril
8 - Un magnifique film qui oscille entre le terrible et la beauté où chacun n'en reste pas moins complètement anéantis par les problèmes qui peuvent leur arriver. On sourit, on pleure, on rigole tout au long du film : un grand merci !8 - Contrairement à NEBRASKA il y a peu, STATES OF GRACE est un vrai film indé lumineux qui fait plaisir à voir. Si le film de Cretton manque peut-être un peu de style, on est tout de même admiratifs devant une histoire aussi bien construite. Brie Larson dans le rôle de Grace est formidable et son personnage a toute les chances de rester le personnage le plus attachant de l'année.8
Une rencontre (Lisa Azuelos)
23 avril
2 - Lisa Azuelos se répète encore une deuxième fois après le pétillant LOL sorti en 2009. La réalisatrice revendique son film comme un regard sans cliché alors que c'est absolument le contraire. Surabondance de musiques, répliques nœud-nœud, montage affreusement marqué d'une laideur (la scène du couloir de l'hôtel en split-screen est nulle à chier). Je n'arrive pas aussi à justifier le choix de François Cluzet pour ce rôle. Les personnages sont trop vieux pour jouer cette histoire de gamins qui s'aiment. Bref, c'est vraiment horrible, mon dieu quelle absurdité... 2
24 jours, la vérité sur l'affaire Ilan Halimi (Alexandre Arcady)
30 avril
1 - Un scandale de la part du réalisateur de remettre à goût du jour cette sombre affaire en racontant tout platement de A à Z. Du grand n'importe quoi, je n'imagine même pas l'état de la famille si elle voyait le film... C'est le film honte de l'année...
The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un héros (Marc Webb)
30 avril
7 - Sous l'emprise de l'entreprise de l'araignée, j'ai bien évidement aimé ce film malgré des méchants pas tops et pas très convaincants... Quelques scènes sont tout de même assez marquantes mais le premier est peut-être plus réussi que cette suite ! 4 - Il y a quelques séquences à sauver dans ce blockbuster informe, mais il faut constater son échec à construire une intrigue solide (il y a une demie-douzaine d'intrigues parallèles, presque tous les enjeux étant reportés à plus tard) et à présenter des personnages mémorables (Electro apparaît arbitrairement toutes les vingt minutes quand les producteurs se rappellent qu'il faut une scène d'action de temps en temps pour plaire aux ados, Gwen Stacy dispose d'un dilemme moral ridicule et fait in fine les choix les plus stupides...). Difficile de ne pas voir en cet AMAZING SPIDER-MAN 2 une vaste entreprise mercantile (à signaler aussi que les placements de produits Sony y sont légion) bien éloignée dans l'esprit de la magnifique trilogie de Sam Raimi. On ressort de ce spectacle les yeux et les oreilles en compote (les scènes d'action, bardées de bullet time et de musique assourdissante, sont à peu près illisibles) et surtout on regrette que Webb n'ait pas creusé ses quelques belles idées (une ou deux scènes de romance réussies, l'effrayante naissance du Bouffon Vert...).5,5
Barbecue (Eric Lavaine)
30 avril
6 - Oui oui c'est vrai que c'est marrant, on rigole quand même, mais bon on est encore à montrer un sketch sur grand écran, ça me gêne un peu encore pour ce film ! Mais bon, bien sûr Dany Boon fait pire !6
Conversation animée avec Noam Chomsky (Michel Gondry)
30 avril
8 - Fascinant documentaire animé où le dessin vient soit illustrer le propos afin de le rendre plus accessible, soit apporter de nouvelles idées qui viennent l'enrichir. On en ressort certes lessivé, mais avec la satisfaction de pouvoir se coucher moins bête. Le meilleur Gondry depuis ETERNAL SUNSHINE.8
Le Dernier Diamant (Eric Barbier)
30 avril
5 - Il y a une saveur du film de braquage qui s'élève un peu mais c'est un peu raté quand même si on prend du recul sur la situation ! Yvan Attal et Bérénice Béjo ne sont pas convaincants, l'alchimie ne fonctionne pas tellement...4 - Film de braquage correct mais très quelconque... Avec un manque de rythme assuré!4,5
Joe (David Gordon Green)
30 avril
8 - Un très beau film qui reprend beaucoup d'éléments de la modernité avec le duo Nicolas Cage/Tye Sheridan (le petit Tom Sawyer dans Mud de Jeff Nichols) qui fonctionne du tonnerre ! Je pense que c'est l'un des plus beaux duos du cinéma. L'histoire critique bien les problèmes de l'Amérique désespérante et amère... Très beau !8 - L'impact du film est tel que plusieurs heures après la projection on a du mal à s'en remettre. Le genre auquel appartient JOE, le Southern Gothic (dont le plus grand maître encore en vie est à l'évidence ce cher Terrence Malick), est l'occasion d'une réappropriation fascinante (et pas si éloignée dans l'esprit du cinéma de Rob Zombie) de tout un pan du cinéma US des seventies. Il y a les rednecks, les bagnoles, les paysages texans... Bref, il y a l'Amérique, ses icones et ses aspirations. Et il y a aussi la rédemption d'un homme... Autant le personnage que l'acteur, d'ailleurs.8
Last Days of Summer (Jason Reitman)
30 avril
4 - Mélodrame balourd et parfois involontairement drôle, LAST DAYS OF SUMMER est tout de même sauvé par la prestation de Kate Winslet, toujours excellente. 4
Pas son genre (Lucas Belvaux)
30 avril
6 - Tout aurait mieux si ce film mêlant avec une certaine approche intéressante philosophie, vie, amour, etc sans tomber dans le téléfilm ! On retiendra l'amusante performance d'Emilie Dequenne qui relève le niveau du film ! 6

 

A Propos de l'Auteur

thibault linte a publié 87 articles sur ce site.

Passionné de cinéma et de politique, cet illustre souverain de la myrtille a décidé de quitter les plaines verdoyantes de son enfance, pour parcourir le monde à la recherche de la connaissance suprême. En attendant de la trouver, il vous livre ici ses pensées sur un monde qu’il aimerait tant révolutionner. Sinon, Thibault dénigre les bobos, bien que son livre de chevet soit Cioran près du catalogue IKEA.


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