Les films de février 2014

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Bamboin vous propose de découvrir en direct nos avis sur les films du moment ainsi que notre classement des films à aller voir en priorité. Le principe est très simple: nous allons voir un film, nous le commentons le soir même sur cette page, et tout ça rien que pour vos beaux yeux.

Voici donc notre baromètre de février 2014 des films à ne pas manquer  suivi du tableau intégral de nos notes.

Au Top

  1. The Grand Budapest Hotel (Wes Anderson) 8,7/10
  2. La Grande Aventure LEGO (Phil Lord, Chris Miller) 8,7/10
  3. Mekong Hotel (Apichatpong Weerasethakul) 8/10
  4. L’Île des Miam-Nimaux – Tempête de Boulettes Géantes 2 (Cody Cameron, Kris Pearn) 8/10

A la ramasse

  1. Tarzan (Reinhard Klooss) 2,3/10 « en voilà un qui a prit un serpent pour une liane »
  2. Supercondriaque (Dany Boon) 3/10 « mais jusqu’où ira-t-il? »
  3. Les Trois Frères : Le Retour (Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus) 4/10 « Quelqu’un aurait-il parié pour un bon film? »

 

Le tableau

Février 2014Baptiste DupontGuillaume TixierThibault LinteMOYENNE
Mekong Hotel (Apichatpong Weerasethakul)
4 février - Uniquement en DVD
8 - MEKONG HOTEL dure à peine une heure... Et alors ? Ça n'en fait pas pour autant un film mineur dans la filmo de Weerasethakul, qui continue son petit bonhomme de chemin de grand cinéaste en nous éblouissant une fois encore avec son univers d'un onirisme réaliste troublant. Weerasethakul propose un cinéma nouveau, un cinéma qui imprime ses sublimes images directement sur la rétine, un cinéma qui pose des questions rares. Vraiment un grand réalisateur, ce Weerasethakul. 8
American Bluff (David O. Russell)
5 février
3 - C'est l'un des films les plus inintéressants de 2014 : acteurs et actrices lassants, histoire trop longue, but de l'histoire inabouti. Je dirais que le film joue sur l'aspect marketing de son casting (surtout le duo Bradley Cooper/Jennifer Lawrence, sur la vague du succès d'Hapinness Therapy) pour se dire que forcément, le film est bon : quelle honte... Mais que fait ce film en tant que Messie aux Golden Globes et aux Oscars ?!?! 7 - C'est au bout d'une trentaine de minutes, à l'occasion d'un étonnant baiser, qu'AMERICAN HUSTLE décolle et trouve sa vitesse de croisière. Mais si le film de David O. Russell fait bien souvent mouche et nous décroche plus d'une fois un large sourire, il faut bien avouer qu'il ne sait pas vraiment comment retomber sur ses pattes (pour preuve, la conclusion est totalement bâclée). Son principal défaut ? Regarder avec admiration ses acteurs brillants (mais parfois en roue libre, admettons-le) plutôt que construire une véritable montée en puissance narrative. Dans l'ensemble, c'est un bon film, mais on s'attendait à mieux.5
Un beau dimanche (Nicole Garcia)
5 février
7 - Nicole Garcia apporte ici un film qui dévoile peu à peu le passé plutôt lourd d'un jeune bourgeois aidant le personnage de Louise Bourgoin. Une alchimie s'installe dans le film, vertigineuse peut-être, mais plutôt belle. Je trouve aussi que la vision de la bourgeoisie n'est pas ici clichée. Bon petit film...7
L’Île des Miam-Nimaux - Tempête de Boulettes Géantes 2 (Cody Cameron, Kris Pearn)
5 février
8 - Surement moins dingue que le premier opus, TEMPÊTE DE BOULETTES GÉANTES 2 n'en reste pas moins un régal pour les yeux et une comédie absolument tordante ! Un pur produit des années 2010 qui, en plus, se permet un discours bien senti sur l'emprise des corporations (caricature de Steve Jobs à l'appui). Presque aussi jouissif que le génial premier opus.8
Jack et la Mécanique du Coeur (Mathias Malzieu, Stéphane Berla)
5 février
8 - C'est un beau film rempli de poésie, de clins d’œil à plein de choses dont évidement le cinéma par l'intermédiaire de Georges Méliès. Hommage très pointé pour le cinéma par ce mélange d'images immobiles pour en donner des mobiles (stop-motion), sa technique, son digne représentant qu'est Méliès. Pour parler de l'histoire, elle est simple mais terriblement efficace. Très bon !6 - Mathias Malzieu (dont je suis un grand fan, autant pour sa musique que pour ses livres) n'as pas ici réussi à transformer l'essai cinématographique. Il nous livre un film original et plein de poésie mais malheureusement aussi trop saccadé et maladroit. On aurait aimé plus de travail sur les personnages, des dialogues plus naturels et un propos moins enfantin (celui là même qui donnait toute sa poésie au livre original de ce même Mathias Malzieu).7
Mea Culpa (Fred Cavayé)
5 février
7 - Je suis content d'avoir pu voir un polar français qui ne tombe pas dans le nian nian des séries télévisées : tension, suspense, dramatisation, acteurs musclés, tout est bien qui fait un film bien. Merci, surtout pour la belle photographie orangée de l'une des scènes dans le hangar, c'est très beau !7 - En général la France au cinéma est grise. Dans MEA CULPA, elle est colorée, et en plus c'est un superbe film d'action comme on en voit quasiment jamais en France (la séquence qui suit tout le passage en boîte de nuit est complètement dingue). MEA CULPA a beau ne pas être exempt de défauts, c'est l'actionner à ne pas louper en ce début d'année ! Une belle confirmation de la part de Fred Cavayé.7
Les Rayures du zèbre (Benoît Mariage)
5 février
8 - Un Benoît Poelvoorde comme on aime le voir, à la fois tranchant et un peu bétâ. L'histoire elle sait nous surprendre et nous faire rire. Chose rare, son développement est très justement choisi, si bien que l'on ne reste pas sur sa faim sans pour autant avoir le temps de s'ennuyer. Bonne performance.8
RoboCop (José Padilha)
5 février
7 - Le film ne cesse de questionner en long, en large et en travers des questionnements sur l'humain, la machine, la politique américaine, etc pour au final donner un blockbuster plus subtil qu'il n'y paraît... Dommage que le look du costume soit un peu trop moche. Mais bon, on ne va pas cracher sur ce film, on sent une bonne volonté du cinéaste. Prometteur...6 - Plutôt pas mal, pour un remake que tout annonçait comme un navet intersidéral, ROBOCOP préserve la verve politique de son prédécesseur et il s'aventure en terrain philosophique à plus d'une occasion. Le film de Padilha (par ailleurs plombé par des scènes d'action incompréhensibles et une photo souvent dégueue) se demande ce qui fait qu'un être humain est bien un être humain. Il en profite aussi pour égratigner la société de consommation actuelle ainsi que le monde du travail (qui tend à enlever toute émotion aux individus). Cerise sur le gâteau, les producteurs du film, qui ont limité le réalisateur dans sa vision, en prennent eux aussi pour leur grade (et cela dès l'apparition du logo de la MGM). Alors certes, ça ne vaut pas le Verhoeven, mais franchement, ça aurait pu être pire.6,5
La Voleuse de livres (Brian Percival)
5 février
6 - Tout était plutôt pas mal, malgré le sujet classique : interprétations des acteurs, contexte, force de la littérature en partie expliquée,... Mais en y pensant, tout cela est trop tire-larmes, arrachant la vision du spectateur vers le pathétique obligatoire. Cela m'a déplu, je n'en suis pas très fan...6
Abus de faiblesse (Catherine Breillat)
12 février
6 -6
La Belle et la Bête (Christophe Gans)
12 février
6 - Évidement, cela ne vaudra jamais la version de Jean Cocteau (inoubliable), il y a beaucoup trop d'effets spéciaux qui rendent le film trop numérique (chose que je n'apprécie pas particulièrement) mais on ne peut nier l'univers que le cinéaste de Le Pacte des Loups et de Silent Hill transcris ici (lui donnant ainsi une patte d'auteur quand même). Mais sinon l'histoire est d'une longueur (le début et la fin, presque inutiles, donnant au film deux surplus), c'est un peu dommage...7 - Avec 35 millions d'euro en poche, Christophe Gans essaye de nous faire un film qui en vaut le double... L'ambition admirable de l'auteur, son intelligence de metteur en scène, sa générosité, se heurtent à des contraintes budgétaires. Forcément, le film manque de finition du côté des effets visuels. Pire, quelques béances se font ressentir dans le scénario... Pour autant, doit-on bouder une oeuvre aussi rare dans le paysage cinématographique hexagonal ? Assurément pas, d'autant plus que rares sont les réalisateurs français à s'affirmer héritiers de Ridley Scott, Hayao Miyazaki, James Cameron, Tim Burton ou encore Michael Powell.7 - Bien sûr on attendait plus d'action, des transitions peut être un peu plus travaillées et quelques rôles affinés, mais il faut saluer le geste! Cela faisait longtemps qu'un film français n'avait eu cette ambition et le résultat est en parti réussi car l'émotion et le spectacle sont au rendez-vous.6,7
Le Crocodile du Botswanga (Lionel Steketee, Fabrice Eboué)
12 février
5 - Case Départ m'avait bien fait rire avec l'utilisation d'un sujet aussi houleux que l'esclavage. Une joie de rire se faisait bien sentir. Ce qui n'est absolument pas le cas de ce nouveau film qui tourne en rond avec un Thomas Ngijol énervant au bout de quinze minutes, très décevant de leur part, je m'attendais à mieux voyons !!3 - On aimerait pouvoir défendre une comédie qui enfin, en France, aborde des sujets un peu plus intéressants que les courses au Leclerc du coin ou les vacances au ski de l'hiver dernier. Malheureusement, LE CROCODILE DU BOTSWANGA se vautre totalement et ne propose guère plus qu'une succession de sketchs décousus et qui peinent à décrocher le sourire. Faux raccords en pagaille, personnages sans consistance, intrigue totalement déséquilibrée... Triste constat. Heureusement que le générique de fin est sympa.4
Ida (Pawel Pawlikowski)
12 février
8 - Le cinéaste polonais Pawel Pawlikowski joue sur l'immobilité de la composition du cadre et de l'immobilité des plans, donnant une esthétique particulièrement belle et fluide. L'histoire est plutôt bien mise en scène et ambitieuse. Des questionnements sur la religion et le drame des juifs pendant la seconde guerre mondiale apparaissent en second plan. J'aime bien aussi l'utilisation du format 4/3 de l'image et du noir et blanc, ça change la donne. Plutôt prometteur...7 - Avec le combo noir et blanc + format 1.33 + parcours existentiel d' une nonne + trauma du peuple juif après la seconde Guerre Mondiale, on pouvait craindre le pire dans le genre "film de festival qui fait tout pour remporter une tonne de prix". Rassurez-vous, même s'il y a un peu de ça, Pawel Pawlihowski nous propose un film bien moins morne que ce qu'on retrouve généralement dans le cinéma d'auteur poseur des années 2000. La quête du film ? Comment une jeune fille toujours en bord de cadre essaye d'atteindre le centre de l'écran.7,5
M. Peabody et Sherman : Les Voyages dans le Temps (Rob Minkoff)
12 février
6 - Les cours d'histoire sont vraiment sympathiques à voir, belle animation des différents mondes mais sinon j'ai un problème avec le chien et l'enfant : leur situation me paraît par moments très très étrange, à la limite du visible pour les enfants spectateurs, je ne sais pas si c'est une bonne idée d'avoir inclue cette relation...5 - Les gars de chez Dreamworks accomplissent techniquement un boulot remarquable, ce qui assure forcément un minimum le spectacle. Dommage que Rob Minkoff, réalisateur sans personnalité du ROI LION, du MANOIR HANTE ET LES 999 FANTOMES et de STUART LITTLE 2, ne sache que faire d'un tel matériau et convie sans passion le cahier des charges habituel du film d'animation américain type (avec tout ce que cela implique de mièvrerie)... M. PEABODY ET SHERMAN aurait pu être un magnifique cours d'histoire en accéléré pour gosses turbulents (ce que laisse croire un temps l'intro en pleine Révolution Française), il n'est finalement guère plus qu'un dessin animé consensuel comme on en voit tant... Pas forcément déplaisant, mais sans saveur particulière.4 - Décevant, plein d'approximation et de raccourcis facile. C'est bien dommage car un scénario comme celui là aurait pu faire beaucoup mieux.5
Tante Hilda ! (Jacques-Rémy Girerd)
12 février
5 - Un film d'animation écolo très peu subtil et doté d'une animation pour le moins inégale (malgré des choix esthétiques intéressants). C'est triste à dire, mais on s'ennuie pas mal devant TANTE HILDA ! (qui pourtant avait l'air tellement chouette au vu des premières images dévoilées il y a plusieurs mois). Déception.5
Les Trois Frères : Le Retour (Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus)
12 février
2 - RIP Les Inconnus, vous vous êtes enterrés tous seuls avec votre propre pelle...4 - La bonne nouvelle, c'est que ce retour qui s'annonçait cataclysmique est bien plus potable que prévu. La mauvaise, c'est qu'on n'en attendait vraiment rien et que oui, ça a quand même méchamment la gueule d'un téléfilm. On sourit parfois devant LES TROIS FRÈRES, LE RETOUR, mais il faut bien se rendre à l'évidence : c'est un retour opportuniste et surtout très très anecdotique (ce qui est toujours cent fois mieux que LES BRONZES 3, me direz-vous). 4
Gloria (Sebastian Lelio)
19 février
6 - J'ai eu du mal à cerner l'approche psychologique du personnage que le réalisateur a tenté de nous faire comprendre. De cet essai de compréhensibilité raté, l'ennui m'est parvenu assez rapidement. Je n'ai pas accroché !6 - Tandis que mon camarade Baptiste met 6 parcequ'il n'a pas aimé (!), je sors aussi le 6/10 mais pour dire que GLORIA, c'est pas mal du tout. S'il ne contourne pas toujours un dérangeant côté "jukebox", le film de Sebastian Lelio rayonne et émeut. Un très chouette portrait de femme.6
La Grande Aventure LEGO (Phil Lord, Chris Miller)
19 février
9 - C'est tout simplement un chef d'oeuvre rempli d'humour à gogo, de personnages attachants, de mondes hallucinants, d'une histoire passionnante, etc Bref, le film est magique ! En plus les cinéastes ne se contentent pas de la simple histoire, ils incluent une magnifique mise en abîme sur le pouvoir imaginaire des Lego sur l'enfant, et ça, je ne peut que adhérer. UNE GRANDE AVENTURE, et surtout un grand merci pour eux !!9 - Un enchantement de tous les instants, aussi pertinent qu'hilarant. THE LEGO MOVIE est la claque tant attendue, si bien que l'argument commercial à l'origine du projet nous parait bien loin. Un film ravageur qui fera date (en attendant une suite qui, on n'en doute pas, sera encore meilleure !). Sacrés Phil Lord et Chris Miller !8 - une grande réussite pleine de rires, de tendresse et de magie. Dommage que cette qualité ne tienne pas jusqu'à une fin qui part un peu dans tout les sens et nous laisse avec un petit goût d'inachevé.8,7
Only Lovers Left Alive (Jim Jarmusch)
19 février
7 - Jim Jarmusch nous propose ici une vision personnelle du mythe du vampire dans une belle photographie bien sombre, teintée de musique avec trois acteurs particulièrement bons (Tilda Swinton, Tom Hiddleston et Mia Wasikowska). Plutôt pas mal, surtout les beaux plans de l'ouverture...7 - Entre DARK SHADOWS et KISS OF THE DAMNED (pour prendre des références récentes), ONLY LOVERS LEFT ALIVE n'est peut-être pas le grand retour tant attendu de Jim Jarmusch, mais c'est un très joli film de vampire indé et rock'n'roll. Mention spéciale à Mia Wasikowska, excellentissime et absolument craquante dans le rôle d'une vampire totalement accro à l'hémoglobine !3 - Au risque de me poser à contre-courant de l'avis général, j'ai vraiment été déçu par ce film à la photographie certes sympathique, mais au rythme assommant et à l'objet très peu convaincant. Finalement, le seul vrai intérêt est la vision originale que Jim Jarmush porte sur "le vampirisme". C'est bien peu!! Et quelle est cette mode à vouloir réécrire l'histoire en enlevant tout crédit aux grands de ce monde? (Cf. M. Peabody et Sherman)4,3
Pompéi (Paul W.S. Anderson)
19 février
3 - Des personnages qui jouent au chat et à la souris au lieu de sauver leur peau dans des décors numérisés plus qu’écœurants. L'histoire est vu et revu avec les gentils esclaves et les méchants maîtres, c'est inintéressant ! De toute façon, on en attendait pas plus du cinéaste et de la bande-annonce. 4 - Plaisir coupable ! POMPEI est loin d'être la réalisation la plus dégueue de m. Anderson. Attention, rien d'extraordinaire pour autant (surtout que ça ressemble souvent à un soap un peu trop bavard) mais une bonne dose de spectacle plus généreuse que prévu.4
Tarzan (Reinhard Klooss)
19 février
3 - Des personnages animés qui ne dégagent aucune émotion (et je pèse mon mot "aucune") plombent gravement l'ambiance du film et font de ce film un faux air de déjà-vu. Le côté fantastique avec l'ajout de la météorite ajoute une longueur inutile, ça doit être Edgar Rice Burroughs qui a du se retourner dans sa tombe, le pauvre....2 - AVATAR était déjà en grande partie une transposition sur grand écran des écrits d'Edgar Rice Burroughs (TARZAN, JOHN CARTER), on le sait bien, mais ce n'est pas une raison pour que Reinhard Klooss refasse de nombreuses séquences du film de Cameron au plan près, avec en sus des dialogues et une construction de teubé (allez croire que Tarzan est un homme-singe...). Le pire dans tout ça ? Un chara-design abominable et une séquence sur fond de Coldplay (si, si). Au moins, la 3D n'est pas trop mal, mais c'est peu. Terriblement peu.2 - Sénario banal et visiblement beaucoup moins bien pensé que l'original. Le réalisateur essaye visiblement de faire passer un message à travers cette histoire légendaire, mais n'y arrive pas du tout! Les petites scènes émotion et action pourront vous faire passer la pilule un peu plus facilement, c'est déjà ça.2,3
Terre des Ours (Guillaume Vincent)
19 février
5 - Un documentaire en 3D qui n'a absolument rien d'extraordinaire, que ce soit dans l'histoire, dans la façon de filmer ou bien dans la voix-off. Enfin quoi, on a vu dix fois mieux que cela ! Ne négligeons pas non plus certains plans plutôt jolis à observer.
Un Été à Osage Country (John Wells)
26 février
7 - C'est ici un cinéma de la parole : lâchée, envoyée, lourde, grave, en résonance pour une famille aux composants ambigus. La direction d'acteurs est assez belle, une fois de plus Meryl Streep impressionne (peut être trop dans ce genre de rôle, toujours nominé aux Oscars ?). On en ressort quand même essoufflé de la salle, rempli d'émotions que le cinéaste a le secret de transmettre au spectateur. Plutôt beau film...
The Grand Budapest Hotel (Wes Anderson)
26 février
8 - Wes Anderson impressionne dans ce film (oui je sais, une fois de plus !) où les travellings sont hyperbolisés et représentent magnifiquement les lignes narratives du film (quatre histoires en une). Les décors, les gestes, les mouvements, les acteurs,... tous sont parfaitement millimétrés dans un souci extrême pour rechercher les plans les plus visuels possibles. En plus, des touches d'humour s'ajoutent à ce casting plus que choc, j'aime beaucoup les films avec de grandes stars à la pelle, c'est relativement très impressionnant ! Bravo !8 - Wes Anderson a atteint une sorte de perfection admirable dans le style. Pour autant, son film n'est peut-être pas le chef-d'oeuvre que la presse nous vend depuis quelques temps. Sans doute que THE GRAND BUDAPEST HOTEL manque un peu de l'émotion qui faisait tout le charme de MOONRISE KINGDOM. Sans doute aussi qu'il est une somptueuse confiserie qui gagnerait à être un peu plus consistante. Rassurons-nous cependant, on chipote, ce film est virtuose et son auteur nous est toujours aussi cher !10 - Magnifique, renversant, drôle et profond. Un grand film à voir absolument, rempli d'acteurs géniaux dans un décors très soigné.8, 7
Non-Stop (Jaume Collet-Serra)
26 février
6 - Tout était presque parfait : reprise d'éléments hitchcockiens (faux-coupable, suspense avec les images, informations au compte-goutte,...), intrigue plutôt intéressante en haut-vol. Mais la fin (pas de spoil !) gâche entièrement tout, cela se fracasse entièrement et laisse le spectateur complètement déçu, vraiment dommage, ça aurait pu donner un film potable...5 -5,5
Supercondriaque (Dany Boon)
26 février
BOYCOTT DU FILM - Je n'ai pas envie de perdre mon temps avec "ça".3 - Certes, Dany Boon réalisateur s'avère plus ambitieux que d'accoutumée, mais son film ne profite jamais du charme qui pouvait -à la rigueur- contenter les spectateurs de BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS. S'il est plus inspiré que le désastreux RIEN A DÉCLARER, SUPERCONDRIAQUE peine à provoquer le rire. Éculé, bouffant à tous les râteliers jusqu'à en oublier son sujet (le titre est tellement mensonger...), le dernier Boon est une semi-déception. Oui, une "semi-déception", parce qu'on en attendait pas grand chose...3

A Propos de l'Auteur

thibault linte a publié 87 articles sur ce site.

Passionné de cinéma et de politique, cet illustre souverain de la myrtille a décidé de quitter les plaines verdoyantes de son enfance, pour parcourir le monde à la recherche de la connaissance suprême. En attendant de la trouver, il vous livre ici ses pensées sur un monde qu’il aimerait tant révolutionner. Sinon, Thibault dénigre les bobos, bien que son livre de chevet soit Cioran près du catalogue IKEA.


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