Les meilleurs films Disney selon Baptiste Dupont.

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Je rejoins l’idée de Guillaume pour vous proposer en explication mon top Disney/Pixar à l’occasion de la sortie de La Reine des Neiges, le dernier Disney de Noël. Je voudrais déjà commencer par dire que le choix ne fut pas facile tant les deux studios ont proposé des films tout aussi beaux et merveilleux les uns que les autres, mais aussi des suites de grand succès à « une balle » (même pas deux tellement l’inutilité du film est à son apogée et casse brutalement l’ambiance du premier : La Petite Sirène 2, Le Roi Lion 2, Bambi 2, Le Retour de Jafar (encore que, Aladdin et le Roi des Voleurs n’est pas si dégoûtant que cela !)).

Je vais un peu tricher car la liste des Disney/Pixar est tellement exhaustive que je ne peux malheureusement pas tout mettre dans ces dix choix… Mais c’est bien un classement plus porté sur les sentiments et mes émotions personnelles que vraiment sur les qualités esthétiques. En tout cas, presque tous les Disney ont cette magie incroyable qui nous ont fait grandir, donner des étoiles dans nos yeux d’enfants et personnellement ces étoiles sont encore en moi devant un des films des deux studios, un grand merci d’ailleurs pour ces beaux moments de cinéma….

 

10) Raiponce de Byron Howard et Nathan Greno (2010).

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J’ai décidé d’inclure ce Disney récent pour une simple et bonne raison : on casse ici les codes de la traditionnelle princesse qui attend patiemment son beau et riche prince charmant par rapport à la princesse niaise mais dans son temps qu’était Blanche-Neige. On a donc affaire à Raiponce, une princesse certes un peu naïve car elle ne connait rien du monde extérieur, mais qui préfère taper avec sa poêle les inconnus et devient curieuse de la vie qui l’entoure. Le « prince » est ici un voleur sans scrupule (ou presque) qui saura attendrir le cœur de la blonde à la longue chevelure, après bien sur une période de méfiance pour faire durer un peu l’intrigue amoureuse entre les deux. On a donc une recontextualisation marquée de la psychologie inchangée depuis le tout début des films Disney des princesses et princes dans Raiponce (à part Jasmine dans Aladdin peut-être qui refuse tout prétendant mais devient vite amoureuse de son prince grâce au tapis magique, Belle dans La Belle et La Bête qui plonge d’abord dans ses livres avant d’être dans les bras du prince ; cela reste secondaire, l’amour « aveugle » prend vite le dessus sur le reste). Les chansons, les dialogues, les personnages et les gags ne manquent pas d’une certaine pointe d’humour assez fine qui font de ce cinquantième classique Disney mon dixième choix ! On pourrait relier ce film au tout dernier Disney La Reine des Neiges où le message de l’attente prince charmant est tout aussi accentuée et non classique comme auparavant.

 

9) La Princesse et la Grenouille de Ron Clements et John Musker (2010).

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J’ai voulu inclure ce Disney pour le fait que c’est la dernière création ORIGINALE faite traditionnellement (le dernier est le remake de Winnie L’ourson sorti en 2011) pour que les animateurs se fassent par la suite licencier ou transférer au département de la technique en troisième dimension. C’est donc tristement que Disney nous laisse ce dernier héritage « à la main »  et on peut dire que cela marche plutôt bien ! Une ambiance musicale très jazzy de l’Amérique des années 1920 à souhait, la première princesse Disney de couleur (olala dis donc, depuis le temps qu’ils devaient en mettre une !!!) : Tiana, des personnages secondaires hauts en couleurs (Ray et Louis, en hommage aux grands musiciens bien célèbres, la déjantée Mama Odie…), une fin très poétique avec l’étoile d’Évangéline qui me fait couler une belle larme. Même si la fin avec les grenouilles qui redeviennent humaines donnent un dénouement beaucoup trop féerique cassant la morale du film (les grenouilles voulaient rester grenouilles, mais bon c’est plus correct de les retransformer en humains, sinon ça ne va pas !), il n’en demeure pas un très beau Disney pour l’année 2010. Mention spéciale pour la chanson « Au Bout du Rêve » avec la séquence onirique très originale de Tiana aux couleurs pétantes, séquence absolument magnifique !

 

8) La Boite à Musique de Robert Cormack, Clyde Geronimi, Jack Kinney, Hamilton Luske et Joshua Meador (1949).

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Sachez tout d’abord que Disney ne veut plus commercialiser le DVD car La Boite à Musique est malheureusement inconnu du public (tout du moins du public français !), la rentabilité serait donc nulle de mettre sur le marché le produit. J’ai, par un heureux et surprenant hasard, pu acquérir le DVD par quelqu’un qui avait converti la VHS (achetée à l’époque) en format DVD. J’ai donc entièrement découvert ce long-métrage constitué de différents court-métrages dont les musiques sont composées par les grands noms des années 1940 : Benny Goodman, Nelson Eddy, The Andrews Sisters, The King’s Men, etc. Entièrement découvert ? Non, parce qu’il y a également la fameuse adaptation du conte musicale russe Pierre et Le Loup inclus dedans, mis à jour et devenu célèbre grâce à l’adaptation que Disney a faite. On observe donc ces court-métrages assez pétillants de musique et de fantaisie : notamment celui intitulé A Jazz Interlude avec la musique All The Cats Join In composée par Benny Goodman où une mise en abîme de l’animation traditionnelle apparaît avec une musique entraînante bien comme il faut. Et franchement, on ne peut s’empêcher de regarder tout cela avec un sourire, ça envoie plutôt bien ! Ce film à sketchs renvoie à Fantasia (1946) mais se différencie par le style de musique, moins classique et plus dans l’habitude des musiques que les spectateurs de l’époque entendaient. Le technicolor donne aussi une qualité plastique aux images indéniables et resplendissantes !

 

7) Le Monde de Nemo d’Andrew Stanton et Lee Unkrich (2003).

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Et voilà, je mets enfin un Pixar en cinquième position car je trouve que Le Monde de Némo regorge de qualités indéniables : esthétique et composition plastique de l’océan très très riche de détails réalistes et croustillants pour l’œil, accordé avec cette histoire de recherche dans ce monde aquatique immense, les personnages sont tout aussi drôles que touchants (spécialement Marin très bien doublé en version française par Franck Dubosc qui lui donne une émotion propre et marquée ; Dory, absolument folle et dont on ne peut s’empêcher de rire). Je l’ai vu pour sa ressortie 3D au cinéma et je peux dire que le spectacle est de taille, tout comme l’émotion lorsque Marin retrouve Némo, c’est vraiment très touchant la relation père/fils que le réalisateur apporte d’une certaine manière universelle dans Le Monde de Némo (la quintessence arrive lors du « Je t’aime papa » de Némo adressé à Marin). L’ajustement entre les rires et les larmes est donc parfaitement réglé dans ce dessin-animé, on ne peut qu’adhérer. Le réalisateur Andrew Stanton a mis tout son cœur et une touche bien à lui dans son film (il est lui aussi papa dans la vraie vie).

 

6) Bambi de James Algar, Samuel Armstrong, David Hand, Graham Heid, Bill Roberts, Paul Satterfield et Norman Wright (1942).

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Je crois que c’est l’un ou même le Disney le plus splendide niveau décors ! On se croirait dans un rêve dans cette forêt dont les dessins sont signés entre autres par un artiste Disney d’origine chinoise nommé Tyrus Wong qui a su donné un caractère propre de personnage à la forêt. Il y a bien sûr les inoubliables scènes de la première marche de Bambi et celle de la traumatisante mort de la mère, c’est aussi par ailleurs la première fois que, pour un souci d’avoir un modèle pour dessiner au mieux, Walt Disney a amené des faons devant les artistes pour les aider. Chose qui se renouvellera par la suite avec des lions pour Le Roi Lion (1994) et même chez Pixar avec des rats pour Ratatouille (2007) par exemples. Il y a également « La Chanson de La Pluie », célébrant l’ouverture du film et mettant en appétit le spectateur de la beauté naturelle de la forêt, qui est vraiment la force du film. C’est le premier Disney à s’intéresser vraiment au cœur de la nature, dénué d’hommes et rempli d’animaux. Bambi fascine donc plus par la magie des dessins pour le décor que par l’histoire elle-même, on utilise ici le cinéma comme art plastique ; l’art du cinéma qui se combine avec celui du dessin est donc parfaitement ajusté ici, quel spectacle renversant et très hypnotisant !

 

5) Dingo et Max de Kévin Lima (1995).

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Ce film assez méconnu (oui oui car j’ai l’impression de parler aux murs quand j’évoque ce film autour de moi tant il reste peu connu) restera une oeuvre que j’apprécie grandement ! Vu, revu et re-revu durant ma tendre enfance (et même actuellement), ce Disney me fait toujours éclater de rire grâce à la performance vocale du regretté Gérard Rinaldi qui double Dingo en version française et grâce également aux gags et comiques assez recherchés dans le dessin-animé. Chansons très rock n’ roll qui rythment la vie du jeune et tourmenté Max, ado fou amoureux de Roxanne à qui il a promis d’assister au concert du déjanté Powerline, version disneyenne de Michael Jackson. C’est donc un film plus dans l’air du temps, ciblé bien évidemment pour les adolescents qui montre de manière intéressante une relation père/fils mouvementée (l’identification est donc bien présente). Je trouve que ce film en même temps apporte un peu de peps chez la machine cinématographique aux grandes oreilles.

 

4) Aladdin de Ron Clements et John Musker (1992) / Le Roi Lion de Roger Allers et Rob Minkoff (1994).

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On parle bien ici du renouveau des studios Disney dans les années 1990 pour ces deux films : mais avant, c’est à cause de problèmes économiques et de direction qui ne plaisait pas à certaines personnes qui avaient lancé les artistes Disney dans une déprime qui se faisait ressentir même dans leurs films (Taram et Le Chaudron Magique réalisé par Ted Berman et Richard Rich en 1985 a été jugé beaucoup trop noir et sombre pour un Disney, je suis bien d’accord ! Si on devait montrer en pourcentage les couleurs dominantes, on remarquerait en tête du noir et du vert sombre). La situation commence donc à changer vers la fin des années 1980 où on remarque l’inclusion de chansons entraînantes comme dans Oliver et Compagnie en 1989 avec « Mais Pourquoi m’en Faire » qui introduisait la notion des chansons façon comédie musicale, » à la Broadway », pour les Disney à venir. C’est notamment grâce au talent musical du compositeur Alan Menken qui a signé la plupart des musiques bien connues (avec l’aide d’Howard Ashman et Tim Rice pour les paroles, Menken a composé les musiques de La Petite Sirène en 1989, La Belle et La Bête en 1992, Aladdin en 1992, Pocahontas en 1995, Le Bossu de Notre-Dame en 1996, Hercule en 1997 mais il y a également la participation d’Hans Zimmer et Elton John pour des superbes chansons dans Le Roi Lion en 1994 et Phil Collins dans Tarzan en 1999) qu’on a qualifié cette période de renouveau pour Disney. Les personnages sont hauts en couleur et pétillants (aussi bien chez les principaux que les secondaires, de même pour les méchants, plus malicieux et machiavéliques) : ils apportent un sacré souffle dans des histoires d’amour plus marqué niveau différence importante et contraignante entre l’homme et la femme (sauf pour Le Roi Lion bien sûr où c’est plutôt un questionnement sur le rôle du trône pour le roi qui se pose, ainsi que sur le passé douloureux de Simba). J’ai donc choisi Aladdin pour le Génie, absolument génial et parfaitement drôle en personnage secondaire et également pour les chansons mémorables et également Le Roi Lion pour les chansons remarquables, plus que mémorables et l’histoire (comment ne pas pleurer devant la mort de Mufasa avec cette musique qui fait tirer la larme de l’œil jusqu’au pied, surtout et encore plus sur grand écran !?). J’aurais pu bien sûr inclure La Belle et La Bête de Gary Trousdale et Kirk Wise en 1991 mais sinon mon top serait trop exhaustif et je ne peux me le permettre ! 

 

3) Blanche-Neige et Les Sept Nains de William Cottrell, David Hand, Wilfred Jackson, Larry Morey, Perce Pearce et Ben Sharpsteen (1937) / Dumbo de Samuel Armstrong, Norman Ferguson, Wilfred Jackson, Jack Kinney, Bill Roberts, Ben Sharpsteen et John Elliotte (1941).

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Evidemment il faut parler de Blanche-Neige et Les Sept Nains, LE premier long-métrage d’animation entièrement réalisé en technicolor qui a fondamentalement changé l’histoire du cinéma. Même si Walt Disney a rencontré beaucoup de difficultés, il a cru en son projet jusqu’au bout et heureusement pour nous, les spectateurs de son temps y ont aussi cru, emballés par la nouvelle technique de la couleur combiné au travail d’animation qui s’offrait à eux : un Oscar a récompensé le dur labeur du cinéaste au jeune talent. Et là en 2013, le film n’a absolument pas vieilli : les nains aux caractères bien marqués sont tous aussi drôles les uns que les autres (mention spéciale pour Simplet, absolument hilarant !) et j’ai même une larme lorsque Simplet se met à pleurer à chaudes larmes vers la fin ! C’est donc le premier Disney d’une longue lignée, en couleurs s’il vous plaît et c’est également, et ça c’est un peu moins connu, un énorme travail de recherche et de synthèse sur la culture européenne du XVIII-XIXième siècles ; en effet les hommages et les reprises ne manquent pas : Benjamin Rabier, Jean-Jacques Grandville, Gustaf Tenggren, Beatrix Potter, Gustave Doré,… Tous des illustrateurs ou illustratrices de fables et contes de renoms qui avaient mis sur papier l’anthropomorphisation des animaux pour les rendre plus humains que jamais. Il ne faut pas oublier aussi que Blanche-Neige est un conte allemand des frères Grimm, tout comme Pinocchio de l’italien Carlo Collodi, La Petite Sirène du danois Hans Christian Andersen, etc. Walt Disney s’inspire donc de l’Europe pour revendiquer à sa manière l’art cinématographique. 1937, une année qu’on oubliera pas !

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J’ai aussi décidé de prendre Dumbo car j’aurais tendance à dire que le public oublie un peu ce magnifique Disney. Je tenais à l’inclure pour la scène où Dumbo revoit sa mère emprisonnée car voulant protéger son enfant des moqueries des visiteurs du cirque : c’est l’une des scènes les plus émouvantes de tous les Disney, une scène qui a particulièrement influencé et donné envie de faire du cinéma à une très grande personnalité du XXIième siècle, comme le montre cette vidéo : http://www.allocine.fr/video/video-19236637/. Une autre séquence qui a aussi tapé à l’œil de Salvador Dali, un des grands peintres du surréalisme, c’est la scène où Dumbo est ivre et se met à voir dans une séquence onirique des éléphants roses dansant d’une étrange manière, chose que le spectateur de 1941 n’a pas forcément l’habitude de voir… Dali admirait le travail de Disney en général et a même pu commencer un projet de court-métrage nommé Destino pour Fantasia (1946) mais n’a malheureusement pas continué. C’est donc plus un Disney qui marque par la mise en scène et l’esthétique choisie et qui a retenu mon attention. Une véritable pitié se fait ressentir pour le petit éléphant aux trop grandes oreilles (surtout la fameuse scène de la chanson entre la mère emprisonnée et son petit), ce qui provoque une forte identification pour le spectateur. Un classique Disney inoubliable pour quiconque le regarde !

 

2) La trilogie Toy Story (1995 : John Lasseter ; 1999 : John Lasseter, Ash Brannon et Lee Unkrich ; 2010 : Lee Unkrich).

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L’une des ou ne serait-ce la meilleure trilogie cinématographique de tous les temps ! Et je remercie mes parents de m’avoir emmené voir les deux derniers ! Le premier a révolutionné le cinéma : en effet Toy Story est le premier long-métrage d’animation entièrement réalisé en images de synthèse (un Oscar d’honneur a été attribué pour Toy Story car le nouvel aspect artistique a été amplement apprécié de tous !).

Et on peut dire que la trilogie m’a tout aussi révolutionné, comment dire, elle est vraiment parfaite, que ce soit niveau scénario, le développement de l’histoire sur les trois films est tout aussi efficace que moralisateur (Comment montrer la jalousie d’un jouet ? Comment montrer le supposé abandon d’un jouet ? Comment montrer le véritable abandon d’un jouet ? Tels pourraient être l’un des questionnements respectifs des trois films). On parle aussi quand même d’une idée de génie pour ces trois films, juste une simple ligne de départ : « Et si les jouets vivaient leur vie pendant qu’on leur tourne le dos ? » Et juste avec cela, on a une morale qui se dégage, à la fois parfaitement inscrite dans l’histoire (drôle, touchante, amusante, distrayante, fabulatrice) mais aussi très intelligente et en même temps enfantine (en gros l’enjeu de la trilogie est de bien faire comprendre qu’il ne faut pas abandonner les jouets sinon ils se sentiront tristes comme pas possibles). C’est juste impressionnant la force des films qui se dégage pour les spectateurs à différents niveaux de lectures : pour les enfants, mais aussi pour les adultes (plus pour les adultes je pense même).

Pixar a d’ailleurs réussi à inventer des personnages-jouets qui au départ, se rapprochent par les stéréotypes des jouets d’enfants (allez hop, un cow-boy, des petits soldats, un dinosaure, etc), pour finir par donner des personnages cultes du cinéma avec leurs propres répliques (« Vers l’infini et au-delà ! », « Y’a un serpent dans ma botte ! »,…). Il y a pour Toy Story un conflit entre jouet simple et jouet à la technologie plus avancée qui se rapproche avec un questionnement qui se pose sur l’importance d’un jouet pour un enfant. A la fin, tout le monde des jouets a bien compris qu’un enfant ne fait pas de distinction, de différence entre ses jouets, comme ils auraient pu le penser (surtout Woody) ; dans le second, c’est un questionnement encore plus intéressant que le précédent qui se pose sur l’essence même d’un jouet, doit-il être avec un enfant pour son plaisir ou doit-il être mis sous vitrine pour montrer toute sa valeur pour un collectionneur ? Et enfin le troisième questionnement, qui combine un peu du premier et du deuxième : comment réagir en tant que jouet quand l’enfant devient adulte ?

Le deuxième volet est pour moi l’un des films le plus hilarant que j’ai jamais vu dans ma vie : répliques cultes et drôles inoubliables, nouveaux personnages qui agrandissent la famille (Jessy, Pile Poil, on voit enfin Zurg haha !!!), l’apogée du « jeu d’acteur » de Rex (« Woody, reviens !! J’ai les mêmes à la maison !!).

Mais alors le troisième est l’un des plus beaux films de l’histoire du cinéma car il regroupe plusieurs choses extrêmement touchantes : d’abord, c’est la fin des aventures pour Woody et compagnie, il s’agit de clore la saga de manière intelligente dans la même ambiance que les deux premiers ; la scène d’ouverture résume de manière quasi-parfaite et exceptionnelle toute la trilogie, elle peut paraître anodine mais elle a au contraire toute son importance : c’est une séquence onirique/imaginaire (nous suivons les jouets dans l’imagination d’Andy) qui montre bien l’importance des jouets pour un enfant, il arrive à s’imaginer tous ces espaces immenses, tous ces rebondissements, toutes ces émotions pour les jouets qui s’animent, tout cela grâce au cerveau productif et imaginaire de l’enfant. C’est donc cela le résumé de la trilogie : l’importance du jouet repose sur l’imagination qu’un enfant peut lui procurer (et cela comble de bonheur un jouet) pour donner des séquences cinématographiques où les artistes pixariens ont dû bien s’amuser !

On peut remarquer aussi que les enfants spectateurs qui ont suivi les Toy Story peuvent se reconnaître dans le personnage d’Andy, jeune dans les deux premiers volets, il devient grand dans le troisième (c’est presque mon cas, même si Andy est plus grand que moi) : c’est quand même une trilogie où le temps de la fiction se rapproche fortement du temps réel ressenti, ce qui permet de créer et de fermer à la fin une grande boucle cinématographique qui s’inscrit dans la réalité.

Et puis la fin de Toy Story 3, QUI n’est pas ému par la fin de Toy Story 3 ? Qui ne se souvient pas de manière émouvante des aventures des jouets qu’ils ont vécu tous ensemble ? Qui ne pleure pas quand Bonnie prend le bras de Woody pour dire au revoir à Andy et que celui-ci soupire un coup avant de monter dans la voiture ? QUI ?!?!?! La transmission des jouets d’Andy à Bonnie a aussi une grande importance, c’est une passation cruciale (et la fin parfaite de la trilogie) qui montre le remerciement et le respect d’Andy à ses jouets pour avoir égayé son enfance (l’identification peut être pour le spectateur aussi cinématographique qu’imaginaire avec sa propre expérience personnelle qu’il aurait pu vivre dans son passé). Et cette ligne de dialogue pour Woody, qui remercie poliment à sa manière son enfant qui le chérissait tant : « Bonne route, partenaire… », qui apporte une conclusion plus que parfaite, plus qu’inattendue pour le spectateur. C’est vraiment une poésie pixarienne très belle à voir, à entendre et à se souvenir également sur les quinze années où s’étalent les trois films…

 

1) Peter Pan de Clyde Geronimi, Wilfred Jackson, Hamilton Luske et Jack Kinney (1953) / Cars de John  Lasseter et Joe Ranft (2006).

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Et oui, mon Disney préféré, c’est Peter Pan, question d’affinités d’abord et je trouve que le message et la morale du film sont les plus beaux de tous les Disney (question d’affinités encore me direz-vous !) : un petit garçon qui se réfugie et se cache dans un univers où il ne peut pas grandir, c’est un peu une mise en abyme et un résumé des films de la famille Disney quand on y pense. C’est le message que ce cher Walt Disney a voulu transmettre dans toutes ses productions ! Il faut savoir que lorsque Walt Disney a commencé à vouloir faire des long-métrages d’animation en plus des court-métrages, il a toujours souhaité adapté le roman de Sir James Matthew Barrie publié en 1911 ; Disney avait même, pendant sa tendre enfance, assisté à l’une des rares représentations théâtrales faite pour Peter Pan, et cela l’avait complètement émerveillé ! On pourrait même faire un rapprochement avec le précédent film Disney, sorti deux ans auparavant, Alice au Pays des Merveilles où il y a aussi ce côté plus onirique avec une teinte de folie sur les décors, les personnages, les costumes, etc. Ce fut donc une période remplie de rêves pour les artistes Disney. C’est donc plus le message du film qui m’a le plus plu : cela fait une belle critique très poétique du monde dit compliqué des adultes avec ce Peter Pan refusant toute complication en restant enfant au Pays Imaginaire. Si le Disney est plus politiquement correct pour d’évidentes raison de convenance et de bienséance, le livre que j’ai lu est beaucoup plus barbare (Peter Pan tue les enfants perdus lorsqu’ils sont trop grands, le Capitaine Crochet est plus vicieux car il tente d’empoisonner Pan,…). Les chansons sont toutes aussi nostalgiques que l’ambiance du film : des thèmes musicaux réapparaissent vers la fin du film pour faire douter le spectateur, était-ce un rêve ou la réalité ? Les décors dessinés par les artistes Disney reproduisent fidèlement le Londres de l’époque (ça donne envie d’y habiter !), et le Pays Imaginaire est superbement représenté de même.

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C’est donc vraiment plus l’ambiance du film que je préfère à tous les autres éléments cinématographiques. Tous les films ne peuvent pas tous plaire à tout le monde pour différentes raisons, et je vais prendre cette phrase pour faire une transition sur mon deuxième meilleur film Disney/Pixar préféré : Cars. Je voulais prendre un Pixar pour terminer mon top parce que ces studios sont la continuité et le nouveau souffle des studios Disney : j’ai décidé de prendre Cars parce que je trouve ce film absolument remarquable sur plusieurs points. Tout d’abord, c’est l’une des plus belles morales que Pixar a pu proposé dans ce film (bien sûr y’en a d’autres et de toutes aussi bonnes qualités mais bon), il faut savoir prendre son temps pour éviter de louper des choses merveilleuses dans sa vie : cela colle parfaitement à la ville de Radiator Springs, ville où le coureur Flash McQueen tombe par hasard alors qu’il devait se rendre à une importante course automobile. Quand je parle de Cars autour de moi, tout le monde me dit que ce film est vraiment trop ciblé pour les petits garçons qui raffolent de la vitesse des voitures (c’est d’ailleurs le film Pixar le plus rentabilisé par le grand nombre de produits dérivés sortis), oui d’accord, mais il y a aussi un très très fort message sous-jacent à Cars : les artistes Pixariens et plus spécialement John Lasseter (car Cars est vraiment son projet, celui qui lui tenait le plus à cœur, car dans son enfance, ses parents l’emmenaient en vacances en camping-car sur les routes donnant une vue sur les grands espaces américains) se sont lancés dans un road-trip sur les routes californiennes pour se préparer et esquisser le projet cinématographique, ils ont découverts des petits magasins que personne ne connaissait où les propriétaires expliquaient que le commerce fleurissait auparavant, les personnes prenaient le temps de rouler, de s’arrêter et de profiter de la vie ; de nos jours, les autoroutes effacent les routes, et effacent également les clients pour ces petits magasins. C’est exactement ce qui se produit dans le film : Radiator Springs et son réseau de magasins sont désertés par les clients et commencent à avoir un sentiment d’espoir et d’excitation dès la vue d’une voiture qui arrive dans ce petit bled paumé. Et je trouve que c’est cela la force du film, qu’il se rapproche en fin de compte énormément à la réalité ; c’est un film très sociologique si on y réfléchit bien, John Lasseter et son équipe rendent à leur manière un puissant et vibrant hommage à tous ces petits commerçants perdus, donnent une morale pour le public, l’encourager à profiter et à apprécier les petits plaisirs de la vie. Et en plus, j’ai été littéralement scotché la première fois que j’ai vu Cars au moment où McQueen s’arrête brutalement derrière la ligne d’arrivée lors de sa course finale, le développement du personnage principal est très réussi, il acquiert une belle maturité grâce à l’enseignement tiré à Radiator Springs. Je trouve vraiment dommage que certaines personnes n’aiment pas ce film parce que « y’a des voitures et des courses, c’est nul, j’aime pas, c’est pour les gosses ! », y’a un autre aspect qui se cache et dont le spectateur pourrait faire l’effort de creuser (il suffirait juste d’aller voir les bonus du dvd hein !), il découvrirait une chose cachée riche de détails.

Je peux dire que les deux films numéro un sont bien remplis de nostalgie très bien représentés pour le cinéma, c’est pour cette raison que j’aime beaucoup ces films, c’est très émouvant et remarquable.

 

 

A Propos de l'Auteur

Baptiste Dupont a publié 3 articles sur ce site.

Amateur de films au départ, passionné par la suite, le Baptiste aime beaucoup goûté à tout le plateau de variétés que peut offrir le septième art, mais le plateau doré reviens à Disney et à Pixar qui l'émerveille beaucoup. L'amour au cinéma ne lui est pas indifférent et l'amour qu'un cinéaste porte à faire son film encore moins. Le cinéma est avant tout pour lui émotions et sensibilité...


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