Exposition « Pixar, 25 ans d’animation » au Musée d’Art Ludique, Paris.

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C’est du 16 novembre 2013 au 2 mars 2014 que se tient l’exposition sur les dessins et sculptures de Pixar après s’être arrêtée à New-York précédemment.
Après avoir été accueilli par les figurines de Sulli et Bob habillés en universitaires dans le hall d’accueil, nous plongeons enfin dans les couloirs…

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En début, nous pouvons voir une assez belle retranscription de la fameuse et célèbre lampe, appelée Luxo par son créateur John Lasseter, qui regarde la non-moins célèbre balle de Pixar.
Puis viennent ensuite nombreux dessins qui se classent ensemble selon les films et selon les trois grands critères jugés essentiels pour faire un bon film selon John Lasseter : l’histoire, l’univers et les personnages.
Nous pouvons découvrir de nombreux dessins, esquisses, calques, collages, pastels, story-boards, essais de personnages, de lumière, de décors sur les treize films, de Toy Story en 1995 jusqu’à Rebelle en 2012.

Un écran vidéo nous propose également de comprendre la construction numérique et en trois dimensions des différents personnages en commençant par des traits superposés grossièrement pour terminer sur le final rendu.

Sur un mur figure les essais des ailes de papillons pour 1001 Pattes (1998), des essais d’iris pour les yeux des voitures dans Cars (2006) et des essais de carapaces de tortues dans Le Monde de Nemo (2003).

Tout cela est intéressant et riche en détails, ce qui fait questionner la vitalité des studios à produire des idées pour chaque film et à donner comme vérité que si les Studios Pixar travaillent principalement par ordinateur, il y a aussi tout un travail de dessins en amont.
Mais les dessins n’étaient pas seuls présents : une quarantaine de figurines en résine ornaient les centres des couloirs présentant à peu près chaque personnage des treize films. Certaines figurines comparaient même les expressions faciales d’un personnage (notamment Mr Indestructible).

Mais deux autres parties étaient encore plus intéressantes : d’un côté, la présentation du zootrope de Pixar et de l’autre, une salle de visionnage pour présenter l’Artscape.

Le zootrope de Pixar, crée avec les personnages de Toy Story (1995) et Toy Story 2 (1999) et inspiré du zootrope de Mon Voisin Totoro d’Hayao Miyazaki crée par les homologues japonais de Pixar. L’installation est composée d’un cylindre de dix-huit cadres, chacun d’entre eux représentant la figurine d’un personnage en trois dimensions. Ces figurines sont disposées à des points précis du disque, qui s’actionne à la vitesse d’un tour par seconde. Un faisceau de lumière s’arrête sur chaque maquette, immobilisant l’image et permettant à l’œil de percevoir chaque étape du mouvement comme un tout. En voyant toutes ces images consécutives à une vitesse donnée, l’effet de « mouvement apparent » les associe, donnant ainsi vie aux personnages.

Explication et vision du zootrope Pixar.

Il y a quelque chose d’assez mythique et à la fois ontologique de voir et comprendre cette installation assez imposante.

Ensuite, une salle entière plongée dans le noir est spécialement dédiée au concept et au visionnage de l’Artscape.
L’Artscape consiste à rassembler et collecter différents supports (pastel, fusain et gouache) des dessins utilisés pour les films, pour ensuite les projeter, à l’aide de la technologie numérique, en trois dimensions sur un écran tout en longueur. Les univers des différents films se présentent et se chevauchent donc sous les yeux du spectateur qui arrive à capter l’atmosphère propre des films.
Nous pouvons voir le fonctionnement de cette technologie dans cette vidéo amateur prise sur YouTube : Visionnage de l’Artscape.

Pour terminer l’exposition, des dessins et story-boards sur les court-métrages Pixar : ainsi figure la difficulté entraînée par le mélange de la trois dimensions avec l’animation traditionnelle dans Jour et Nuit réalisé par Teddy Newton (2010), les essais de parapluies dans Le Parapluie Bleu réalisé par Saschka Unseld (2013), le dessin choisi pour le lapin dans Presto réalisé par Doug Sweetland (2008), etc.

C’est sur cette note des court-métrages que l’exposition se termine…

L’avis Bamboin de l’exposition : Exposition très intéressante par les présentations de tous ces magnifiques dessins des artistes des Studios Pixar mais le Musée d’Art Ludique n’est pas si grand que cela en lui-même, les couloirs et les pièces sont peu nombreuses et peu grandes. Les parties sont donc vite fait visitables et manquent cruellement de texte explicatifs sur les dessins, il y a juste des petites citations comme décoration relatives aux idées des artistes.
C’est donc un peu déçu face à la grande attente que j’avais eu de cette exposition, trop petite en taille et en texte… Mais bon, l’ambiance si chère de Pixar était présente ! Un grand merci tout de même !

La sortie se fait sous les regards des différents personnages crées par la magie pixarienne : DSC_0109

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A Propos de l'Auteur

Baptiste Dupont a publié 3 articles sur ce site.

Amateur de films au départ, passionné par la suite, le Baptiste aime beaucoup goûté à tout le plateau de variétés que peut offrir le septième art, mais le plateau doré reviens à Disney et à Pixar qui l'émerveille beaucoup. L'amour au cinéma ne lui est pas indifférent et l'amour qu'un cinéaste porte à faire son film encore moins. Le cinéma est avant tout pour lui émotions et sensibilité...


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