Lettre ouverte aux vaginistes radicales d’un phallocrate par la force des choses.

Le prudence m’imposerait de rappeler que ce qui va suivre n’engage que moi et absolument pas Bamboin.com.

Le bon sens me laisse cependant penser que la majorité de nos avisés lecteurs seront d’accord avec moi.

Je suis donc tombé par le plus grand des hasards sur cet article.

Pénétro..Rentro Abordons ! Abordons à présent le sujet si vous le voulez bien !

Je n’ai pas réellement choisi d’être un homme au sens biologique du terme, comme vous n’avez probablement pas choisi d’être des femmes. Posséder quelques organes différents des vôtres fait-il de moi un esclavagiste ? J’en doute sincèrement. Déjà, je me dois de nuancer rapidement mon propos et de préciser l’objet qu’il vise : une certaine f(r)ange du  féminisme appelé « radical ». Ensuite, je consens de bon gré que la place de la femme dans de nombreuses sociétés, dont la notre est occultée, souvent méprisée et qu’elle doit être défendue.

Pour autant, sombrer dans la haine facile de l’homme depuis son fauteuil dans un pays relativement moderne, ça me fait doucement pouffer. Pouf pouf pouf.

Procédons dans l’ordre ! Tout d’abord, les raisons listées par mademoiselle/madame l’auteur ( par soucis de clarté et de rapidité, nous l’appellerons Cunégonde) dont nous les hommes userions afin de conclure l’affaire , de tremper le biscuit, d’envoyer le coup de tromblon, de faire cracher le grand Charles, mais je digresse et m’égare hem.

 

Car il est vrai chers amis mâles, que jamais, JAMAIS VOUS DIS-JE, les sentiments, ou même la perspective de partager un moment intime et agréable à deux, n’entrent en compte dans l’acte en question.

Tuttutututt, inutile de protester, vous êtes des violeurs organisés en patriarcats pour abuser de créatures fragiles et innocentes, pures comme du crin de licorne. Point. Ensuite, il est vrai que la femme n’a pas le droit de dire non si on lui parle de la pression testiculaire ( en hectopascal/cm² et tout et tout, Newton staïle). Le genre de scénario qui suit n’existe que dans la SF :

– Chérie ? Chérie ? Ça te dirait pas un petit câlin ? * regard charmeur*

– Nope.

– Alllllez ça prendra pas plus de 30 secondes t’manière !

– Nope. Pas envie. Migraine.

– Gnhmhmhmhmh *va regarder téléfoot*.

La première partie de l’article se termine sur cette sentence énigmatique et comme gravée dans la pierre « le « consentement » n’est que reddition » . Évidemment le consentement traduit le fait de « se rendre », puisqu’il implique d’agréer à quelque chose contre sa volonté, de s’y sentir obligé. Dire ceci revient à annoncer que le feu brûle ou que l’eau mouille, c’est une bête lapalissade qui se veut choquante. Sauf que c’est juste un peu con. En fait.

Débute ensuite la seconde partie de ce joli pamphlet résolument féministe, et là, on a du lourd, du très lourd.

 

Le vagin est donc un organe reproducteur. Il sert donc à se reproduire. Ce n’est donc pas fait pour que les hommes y introduisent leur virilité. Partant de là, la dernière à avoir correctement utilisé cet organe s’appelait Marie et est morte il y a approximativement 2000 ans après avoir engendré un prophète.

Ensuite, le passage ( poétique au demeurant ) sur le « pilonnage compulsif »  est assez, comment dirais-je ?.. Il m’a laissé abasourdi.

SERIEUX LES GARS, VOUS SAVEZ TOUS OU ON PEUT CHOPPER UNE FILLETTE ET VOUS NE M’AVEZ RIEN DIT ?! ET LA SOLIDARITE MASCULINE  MERDE !

Car c’est bien connu, tous les hommes sont incestueux, polygames et pédophiles, et comme on est sournois comme des anguilles, on a créé des réseaux secrets connu des mâles de la terre entière uniquement, que même Dan Brown il peut pas imaginer.

Cunégonde nous parle des maladies telles que les cancers ( je suppose qu’elle fait référence au papillome, qui dans certains cas peut provoquer un cancer de l’utérus). Je lui répondrai donc simplement que, ma petite chérie, si tu couches avec des types farcis à l’herpès et autres joyeusetés du genre, sans protection, tu ne peux t’en prendre qu’à toi.

« Compulsive ( hors-projet de procréation ) », alors ça c’est rigolo, parce que ça me rappelle le Moyen-Age, cette époque riche en droits pour les femmes, c’est bien connu, ou le sexe ( marital évidemment) était destiné uniquement à la procréation.

Mais ce qui est ENCORE plus drôle ( et faire mieux que précédemment, c’est balèze quand même, il faut bien lui reconnaitre ça à Cunégonde ), c’est la conclusion de cette partie :

Capture

Je vous la résume : Sexe pour le plaisir = pas naturel = viol = DOMINATION.

domination

 

Plus loin Cunégonde nous dit que le sexe est dangereux parce qu’il implique des risques, du genre attraper un bébé dedans son corps et mourir en couche. Ou attraper le SIDA et mourir. Ou attraper le cancer et mourir.

escalated

Si tu veux, mais je n’invente rien !

Je pourrai continuer assez longtemps  en listant les multiples incohérences et raccourcis, mais je préfère effectuer un petit bond dans l’article ( que je vous conseille de lire au passage si vous voulez vous payer une bonne tranche de rire ) jusqu’à sa conclusion :

Capture2

 

C’est la conclusion facile et logique d’un article bête et méchant, nous les hommes sommes l’ennemi, toutes les femmes devraient être lesbiennes. C’est simpliste, comme le fait de croire que les hommes sont les auteurs d’un gigantesque complot visant à se rendre supérieurs aux femmes sur tous les plans, sociaux, politiques, artistiques.

Cet article aurait pu être interminable, chaque paragraphe qu’écrit Cunégonde pouvant être l’objet de critiques, pour la plupart évidentes, ce qui explique le fait qu’elles n’apparaissent pas ici.

Oui les viols existent, oui malheureusement ils sont souvent peu punis. Accuser tous les hommes, le système judiciaire, policier de faire en sorte de couvrir ces crimes est en revanche ridicule et diffamatoire.

Ce n’est pas en exacerbant une haine basique de l’homme que la femme gagnera sa liberté. Par cette voie les féministes radicales discréditent simplement la lutte d’autres femmes qui cherchent à faire entendre leur parole, en caricaturant à l’excès la volonté de se libérer d’un carcan qui parfois existe encore.

Bien entendu, je serai ravi que mon article suscite des réactions au sein des féministes radicales, c’est pour cela que je suis ouvert à toute forme de discussion si elles souhaitent exercer leur droit de réponse.

Bien cordialement,

Un méchant pénis esclavagiste sur patte néanmoins terriblement amoureux.

A Propos de l'Auteur

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Mesquin de nature, vous me trouverez rôdant ici en train de dénigrer sans pitié le travail d'un réalisateur tourmenté et de toute l'équipe d'intermittents du spectacle ayant contribué à me faire perdre de 1h30 à 4h de ma vie devant un mauvais film. Effrontés qu'ils sont. Mauvaise foi et mesquinerie marqueront mes interventions.


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