Chronique festivalière, jour 5 – Le Jour et la Nuit

le jour et la nuit

Compétition « Un Certain Relent »

Le Jour et la Nuit / Un film de Bernard-Henri Lévy avec Alain Delon, Arielle Dombasle, Karl Zéro… Durée : 1h52. Sorti en 1996.

Nous y voilà ! Le Jour et la Nuit ! Le classique du film de merde réalisé par BHL (qui a récemment fait un docu où il se célèbre lui-même) ! Un film avec Alain Delon, Arielle Dombasle et Karl Zéro ! D’ailleurs étant donné que ce dernier s’exprime toujours en mettant un point d’exclamation à la fin de ses phrases, on a décidé de faire pareil pour cette chronique ! C’est super ! Karl Zéro ! Un choix de casting hallucinant de connerie tellement le voir à l’écran est insupportable ! J’espère que la directrice de casting s’est faite virée ! Ou qu’elle avait une bonne excuse ! Genre, elle était peut-être sa femme ! Ou elle était aveugle ! Ou sourde ! Ou les deux ! Surement les deux ! Sacré Karl Zéro !

A en croire l’affiche, Le Jour et la Nuit est le digne héritier du genre épique et romanesque, à tel point que la promo n’hésite pas un instant à faire le rapprochement avec Autant en Emporte le Vent ! Ouais, carrément ! Mais en vérité, le film de Bernard-Henri Lévy, notre intellectuel français préféré, est une belle bousasse qui rappelle ce que peut être le cinéma français lorsqu’il pète tellement au dessus de son cul qu’il en devient un sérieux prétendant au Guiness Book des Records, rubrique Film le plus Chiant !

En parlant de gaz, il faut voir les magnifiques scènes en montgolfière qui parsèment le film ! Interminables et montées n’importe comment, elle sont l’échappatoire romanesque d’un écrivain célèbre aujourd’hui retiré (Alain Delain) ! L’occasion pour BHL de nous présenter quelques visions indignes de Jules Verne et un magnifique cri de désespoir aérien qu’on croirait sorti de la bouche de Dark Vador dans Star Wars Episode III !

L’histoire raconte la venue chez Alain Delon d’un producteur de cinoche interprété par notre ami Karl Zéro ! Ce dernier souhaite adapter le célèbre livre de Delon en film ! C’est super ! Bonne idée ! Mais ils oublient un peu au bout de cinq minutes pourquoi ils sont tous là ! Avant de s’en rappeler à nouveau après deux-trois scènes de baise ! Avant que Delon ne refuse l’idée de cette adaptation ! Avant qu’il tombe amoureux d’Arielle Dombasle (qui aime bien montrer ses miches) et ne s’en branle à nouveau ! Avant que finalement il ne dise oui ! Etc etc !

Bref, tout le monde couche avec tout le monde ! C’est la fête ! C’est la Menguy’s Party ! Mais le pays est en train de faire sa révolution dans son coin (comprendre par là : contexte très sérieux, sujet fort et philosophique) et Alain Delon porte de drôles de casquettes tout en trônant à côté d’un perroquet !

On retiendra trois grandes récurrences dans le film (non, quatre, mais on ne compte plus les scènes de dialogues) ! De une, les fameuses scènes de baise ! BHL aime la fesse ! Il y a un beau cota de culs et de seins à la bobine, ce qui fait hautement plaisir surtout quand des personnages en espionnent d’autres ! Ce qui nous amène au second point ! L’autre grande thématique du film est celle de la représentation, d’où les nombreuses séquences où les personnages sont filmés comme s’ils étaient sur une scène, toujours face à un troisième individu qui les observe au loin !

Enfin, autre grande récurrence du Jour et la Nuit : les scènes de boxe ! Ou plutôt de punching ball, puisque l’amateur de nanars remarquera bien rapidement que les protagonistes prennent régulièrement plaisir à donner, pour un oui ou pour un non, un coup de poing dans un petit quelque chose (et d’ailleurs bien souvent dans un véritable punching ball)!

Les acteurs s’emmerdent ! Les monologues sont extrêmement chiants ! Le Jour et la Nuit a la gueule d’un vulgaire téléfilm alors qu’il se rêve grand film de cinéma ! « L’amour, la mort, la vie… » Que de grands thèmes abordés par le célèbre philosophe qui ridiculise ici tous ses acteurs, quand ceux-ci ne le font pas d’eux-même (non, sérieusement, Karl « C’est super ! » Zéro, avec sa voix nasillarde de mes deux, j’en peux plus !) ! En 1996, le film fut un échec total en salles ! Désormais il est un nanar culte ! Bien fait pour sa gueule !

LE PETIT PLUS DU « FILM DE MERDE » :

Arielle Dombasle, l’auto-suffisance incarnée, est décidément l’âme sœur de BHL ! D’ailleurs, il est amusant de découvrir que ce dernier est plutôt fier de son film !

A Propos de l'Auteur

FreedentWhite a publié 154 articles sur ce site.

Depuis son plus jeune âge, FreedentWhite développe une passion sans bornes pour le Septième Art. Par dessus tout, il aime Powell, Pressburger, Argento, Malick, Burton et Jodorowsky. Si certains croient qu'il a une dent contre Luc Besson – tout particulièrement lui –, il dévore pourtant tous les types de cinéma ; qu'ils soient d'auteur ou de divertissement (ou les deux). Avant tout, il aime les bons films.


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