Chronique festivalière, jour 1 – New York Taxi

new york taxi

Compétition « Un Certain Relent »

New York Taxi (Taxi) / Un film de Tim Story avec Queen Latifah, Jimmy Fallon, Jennifer Esposito… Durée : 1h37. Sorti en 2005.

Devinez quoi ? New York Taxi a pour titre original Taxi… Parce qu’en fait oui, c’est bel et bien un remake du film de Gérard Pirès produit par Luc Besson et sorti sur les écrans français en 1998. Les tronches du fadasse Frédéric Diefenthal et du taulard Samy Nacéri ne vous revenaient pas ? Celles de Queen Latifah (dans le rôle de Nacéri… Cherchez pas à comprendre) et de Jimmy Fallon (l’acteur dont tu as oublié la gueule vingt minutes après la projection) vous amèneront pourtant à penser que le célèbre duo français n’était pas si mauvais que ça… A l’alchimie cela dit déjà toute relative du casting du Pirès (avec une Cotillard qui n’en avait dès le début de toute façon absolument rien à foutre), vient succéder une troupe de comédiens qui semblent n’avoir pour principal objectif que de surenchérir dans la lourdeur patibulaire !

Tim Story, réalisateur heureusement oublié des deux Fantastic Four, signe avec ce remake américain de Taxi un film en tout point détestable. On haïssait l’original, mais là, c’est le ponpon… Très fidèle à la structure narrative de son modèle (bien qu’un bon nombre de personnages masculins deviennent ici des personnages féminins… et inversement), New York Taxi réussit pourtant la prouesse de rendre le tout encore plus affligeant. De très loin, ce remake dépasse le niveau de beauferie de l’original… C’est dire à quel point mr. Story s’est surpassé.

Déjà, qu’une comédie nous fasse si peu rire est en soi inquiétant, mais qu’un réalisateur laisse sortir sur grand écran un film aussi bavard que celui-ci à clairement de quoi donner envie à un homme jusque là sain d’esprit de se suicider de la plus atroce des manières.

Dans New York Taxi, ça cause TOUT LE TEMPS ! Même pas droit à un plan d’insert taiseux entre deux séquences. Non, c’est bien simple, les personnages envahissent nos tympas de leurs immondes joutes verbales, à tel point qu’on ne fait très vite plus attention à ce qu’ils peuvent bien nous raconter. Tout ce que l’on entend, c’est à peu près « -Ah gnégnégnégnégna -gnagnignagna ? -gnégnégné ! »… Imaginez qu’on vous inflige ça pendant une heure trente, à plein régime, juste au dessus des oreilles ! Insupportable ! Pire qu’un gosse qui chiale dans un bus ou au supermarché ! D’ailleurs, c’est bien simple, les nerfs de votre serviteur ont craqué… et il en est même venu à pleurer de désespoir (véridique) !

New York Taxi dépasse de loin la crétinerie habituelle de ce type de comédies et devient très rapidement une expérience profondément masochiste pour son spectateur. Ce film est un cauchemar, un instrument de torture inventé pour vous pourrir votre samedi soir de la plus sordide des manières. C’est moche, rien n’est filmé comme il faut… et puis il y a toujours ce « gnagnagnagnégnégnignagnagna ». Au moins, à l’écran, ils ont l’air de s’amuser… C’est toujours ça, me direz vous, mais à titre personnel, je n’en peux plus ! J’ai assez donné ! Plus jamais ça ! Va en enfer, Tim Story, et emporte ton film avec toi !

LE PETIT PLUS DU « FILM DE MERDE » :

Je me demande lequel des deux est le pire : New York Taxi ou Taxi 3 ?

A Propos de l'Auteur

FreedentWhite a publié 154 articles sur ce site.

Depuis son plus jeune âge, FreedentWhite développe une passion sans bornes pour le Septième Art. Par dessus tout, il aime Powell, Pressburger, Argento, Malick, Burton et Jodorowsky. Si certains croient qu'il a une dent contre Luc Besson – tout particulièrement lui –, il dévore pourtant tous les types de cinéma ; qu'ils soient d'auteur ou de divertissement (ou les deux). Avant tout, il aime les bons films.


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