Le v(i)ol de la langue française

On le sait, la langue française fout le camp, nos propres étudiants ont de moins en moins la connaissance d’un idiome qui est pourtant le leur.

On le sait aussi, la tendance est à la mondialisation, à l’uniformisation, au lissage des cultures et des identités. On voudrait qu’il n’y ait pas de bosses dans le champ morne et triste de « l’espèce humaine », sans « races », sans identités.

C’est là le contenu du projet de loi Fioraso, une partie tout du moins, présentée presque de façon anecdotique à la fin du texte :

loifioraso

Ce paragraphe, est le premier pas de cette volonté qui vise à évincer le français, au profit de la fameuse « langue internationale », l’anglais. On arrive à cette situation absurde où les cours donnés dans les universités françaises, le seront en anglais.

Peut-on décemment, au profit  d’une mondialisation galopante substituer l’anglais au français dans nos universités ?

L’un des prétextes avancés est la possibilité d’attirer ainsi des étudiants étrangers supplémentaires. Toutefois, c’est un argument fallacieux : si un étudiant étranger veut suivre des cours en anglais, il peut déjà aller en Angleterre, en Inde, aux Etats-Unis ; en choisissant l’anglais, on choisit de se créer des « concurrents ». Ce qui doit attirer l’étudiant étranger, ce n’est pas la possibilité de suivre des cours dans une langue internationale, mais le fait  d’avoir accès à un enseignement de haute qualité, tout en ayant l’occasion d’apprendre et/ou de se perfectionner dans une langue étrangère qu’est le français.

En résumé, après avoir déjà annihilé les identités régionales, les langues qui leur sont rattachées ( Corse, Basque, Breton, Occitan), on entre dans un processus d’uniformisation des langues nationales, l’anglais est invité à s’imposer comme la langue européenne et mondiale, au détriment de l’histoire des peuples.

Le projet de loi dans son intégralité :

Dossier Presse Loi ESR

A Propos de l'Auteur

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Mesquin de nature, vous me trouverez rôdant ici en train de dénigrer sans pitié le travail d'un réalisateur tourmenté et de toute l'équipe d'intermittents du spectacle ayant contribué à me faire perdre de 1h30 à 4h de ma vie devant un mauvais film. Effrontés qu'ils sont. Mauvaise foi et mesquinerie marqueront mes interventions.


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