Monsieur le Président, je resterai en France

M. Le président,

Dans cette période sombre et triste d’adversité certaine, où les faibles renoncent à affronter la difficulté, préférant de loin fuir le navire pour aller brouter l’herbe toujours plus verte de nos voisins, il semble coutume de vous écrire afin de présenter son harassement et vous faire part par la classieuse voie épistolaire de notre souhait ardent de quitter notre beau pays pour une terre d’exil plus attractive.

N’étant pas d’humeur à suivre ce troupeau aux valeurs si éloignées des miennes, j’ai donc décidé de vous écrire, afin de vous faire part de mon soutien. M Le Président, je resterai en France. Mes études m’ont permis de voyager et de prendre connaissance des us et coutumes de nos amis d’outre-Atlantique, des contrées Nordiques également. Si chaque état a ses caractéristiques propres que l’on souhaiterait voir appliquées dans nos propres terres, il n’en reste pas moins que le système Français ne m’a pas paru être ce démon confiscatoire que certains dénoncent avec grande ferveur.

Je resterai en France. Loin de moi l’idée de me définir comme un patriote chauviniste de bas étage, considérant avec dédain toute autre système que le sien, défendant bec et ongles chaque idée, réforme, évolution de son beau et grand pays. Loin de moi l’idée de me rabattre dans un optimisme naïf, dessinant avec rêverie le mot « Utopie » en légende d’une carte de l’Hexagone. Mais force est de constater que je possède une dette envers ce pays, une dette que bien des gens semblent oublier lorsqu’ils vous écrivent pour vous faire leurs adieux.

Ce pays, cet horrible antre de la confiscation qui me saignera aux quatre veines, me taxant d’impôts et autre cotisations durant l’intégralité de ma vie professionnelle, ce pays, je lui dois tant.

Depuis mon plus jeune âge, ce pays m’a permis de me soigner gratuitement. Depuis mon plus jeune âge, ce pays m’a éduqué, en finançant mes études durant près de 18ans et l’aurait fait pour de nombreuses années supplémentaires si j’avais choisi la voie publique en guise d’enseignement supérieur. Ce pays m’aura également soutenu financièrement, en me versant des aides sociales afin de pouvoir subvenir à ma vie fauchée de jeune étudiant et m’aura soutenu dans mon départ à l’étranger pour compléter des études de qualité. Ce pays a investi dans mon futur, et dans celui de millions d’autres français, pendant plus de deux décennies, afin de nous voir aujourd’hui participer à l’effort national, participer au financement de la génération suivante.

M. Le Président, sachez que je ne suis en accord qu’avec une partie seulement de votre politique, mais cela est un autre débat. L’heure est à la solidarité et à l’effort national, au redressement du pays et à la préparation de l’avenir. M. Le Président, je resterai en France.

 

F.

A Propos de l'Auteur

Foiflard a publié 24 articles sur ce site.

Grâce à ma passion pour la musique rock (et ses dérivés), j’essayerai de vous faire découvrir de manière régulière des albums récents à fort potentiel, ou de vieux classiques à ne jamais oublier ! J’espère donner à chacun de vous l’envie de vous plonger un peu plus dans l’univers du rock’n’roll et de vous y accompagner du mieux que je peux !


Un commentaire

  1. Posted 26 mai 2013 at 12 h 41 min | Permalink

    L’heure est à l’effort national, je pense que ça résume bien la situation dans laquelle nous sommes. Je suis entièrement d’accord avec l’avant dernier paragraphe de ton article, c’est notre pays qui nous a en parti construit nous avons une dette ^^ envers lui.

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