50 films à attendre pour 2013 (9/10) – N°10 à 6 et EDIT

Il est l’heure d’entamer le top 10 des films attendus en cette belle année 2013 déjà déflorée de la plus belle des manières avec les somptueux Django Unchained et Blancanieves. Au programme, toujours du très très lourd avec dès aujourd’hui certains des blockbusters que vous attendez le plus pour les mois à venir. Qui sera premier de notre classement ? Vous le saurez dimanche, alors revenez vite sur Bamboin.

10. Zero Dark Thirty

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23 janvier. Un film de Kathryn Bigelow avec Jessica Chastain, Joel Edgerton, Mark Strong…

Elle fut il y a trois ans la première femme de l’histoire du Cinéma a remporter l’Oscar de la meilleure réalisatrice. Avec Zero Dark Thirty, Kathryn Bigelow est à nouveau nommée pour la plupart des cérémonies les plus prestigieuses et, même si elle n’est pas favorite cette fois-ci, sa comédienne Jessica Chastain (découverte tardivement grâce au Tree of Life de Terrence Malick) nous parait bien partie pour remporter la mise à peu près partout. Le film, qui fait débat aux Etats-Unis en raison de ses scènes de torture, raconte les derniers jours de la traque d’Oussama Ben Laden. Le sujet est évidemment casse-gueule mais Bigelow semble éviter sans problème tout patriotisme de pacotille. Sa filmo, de Point Break à Strange Days, est faite de pépites qui stimulent depuis des années la cinéphilie de bon nombre d’entre nous, à tel point que chacun de ses nouveaux films est désormais attendu comme le messie. En 2h30 et avec une dernière demie-heure annoncée comme tétanisante, l’ex-femme de James Cameron (qui a participé à la conception de certains de ses films) risque de nous balancer à la gueule le film-ultime sur les évènements post-11 septembre. Plus que quelques jours à patienter !

9. Le Vent se lève

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Sortie indéterminée. Un film de Hayao Miyazaki avec un casting vocal révélé prochainement.

Increvable, Hayao Miyazaki ! A 72 ans, le réalisateur de Nausicaä, Le Chateau dans le Ciel, Mon Voisin Totoro, Porco Rosso, Princesse Mononoké ou encore Le Voyage de Chihiro (excusez du peu!) nous revient avec un nouveau long-métrage attendu par toute personne censée vivant sur cette planète. S’il indique à la sortie de chacun de ses films qu’il s’agit peut-être de son dernier opus tant le processus créatif devient difficile pour lui, le seul véritable dieu vivant du cinéma d’animation contemporain pourrait cette fois-ci bel et bien proposer son dernier baroud d’honneur avec ce film, pour ensuite se concentrer sur la création de courts-métrages destinés au musée Ghibli. Le Vent se lève est l’adaptation d’un roman biographique consacré à la carrière de Jiro Horikoshi, concepteur du Mitsubishi A6M Zero, un chasseur bombardier japonais utilisé pendant la seconde Guerre Mondiale. Hayao Miyazaki avait déjà tiré de ce roman un manga paru dans le courant de l’année 2009. En s’attaquant pour la première fois à sa passion pour l’aviation sous la forme du drame et du biopic, le cinéaste souhaite proposer son oeuvre la plus mature et réfléchie. On ne doute pas une seconde du résultat, qui sera forcément un chef-d’oeuvre hallucinant de maîtrise et l’un des plus grands moments de l’année 2013. Le film sort au Japon dès cet été, soit en même temps que L’Histoire de la Princesse Kaguya, autre production Ghibli attendue avec impatience (et accessoirement n°18 de notre classement).

8. Le Monde Fantastique d’Oz

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13 mars. Un film de Sam Raimi avec James Franco, Mila Kunis, Rachel Weisz…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Le Monde Fantastique d’Oz ne laisse pas indifférent ! Bon nombre sont ceux qui crachent sans scrupule sur les premières images du nouveau long-métrage de Sam Raimi, assurant à qui veut l’entendre que cette nouvelle adaptation du Magicien d’Oz transpire la même médiocrité que l’Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton, aussi produit par Disney. A y regarder de plus près, l’univers visuel du film de Sam Raimi se distingue de celui de son confrère par des teintes plus élaborées et une plus grande richesse dans le détail. Oui, Le Monde Fantastique d’Oz peut paraître kitsch et plein d’images de synthèses, mais la composition scénique semble autrement plus riche que les décors cruellement vides du Burton. Deux clans se sont donc formés au vu de la bande-annonce: il y a ceux qui proclament déjà que cet Oz fait figure de vilain petit canard dans la carrière de ce bon vieux génie de Sam Raimi, et ceux qui font totalement confiance au réalisateur d’Evil Dead et de Spider-Man. On se range dans cette deuxième catégorie. Quoiqu’il en soit, le film devrait faire un carton en salles et séduire une large partie du public, mais tout bon cinéphile qui se respecte s’attend à beaucoup plus qu’à un simple divertissement de la part de Sam Raimi. Le souvenir heureux de Spider-Man 2 suffit à s’imaginer le potentiel de la prise en charge d’un nouveau blockbuster par un cinéaste qui n’a pas encore signé de mauvais film (aussi imparfait soit-il, Spider-Man 3 était parsemé de fulgurances). La liberté que lui offre le tournage sur fond vert devrait lui permettre d’expérimenter une mise en scène complètement dingue (avec une 3D qui pourrait être l’une des plus réussies à ce jour) et un scénario totalement inédit qui nous raconte l’arrivée du magicien Oscar Diggs au Pays d’Oz. « Je ne veux pas être un homme brave, je veux être un grand homme », annonce James Franco dans la bande-annonce. Cette simple réplique annonce un récit initiatique bien plus pertinent que celui de la jeune Alice dans le sinistre film du réalisateur d’Edward aux mains d’argent.

7. Mad Max : Fury Road

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Décembre. Un film de George Miller avec Tom Hardy, Charlize Theron,  Zoë Kravitz…

George Miller est clairement l’un des cinéastes maudits de notre époque. Malgré son Oscar pour Happy Feet, le réalisateur ne semble toujours pas être reconnu à sa juste valeur. Le grand public ne connait même pas son nom alors qu’il est à l’origine de l’intégralité de la saga Mad Max, des aventures du petit cochon Babe, des hilarantes Sorcières d’Eastwick, du bouleversant Lorenzo et donc du monumental diptyque Happy Feet. Échec critique et public retentissant qui l’empêche de produire un troisième volet, Happy Feet 2 freine sérieusement les ambitions d’un George Miller qui pensait pouvoir en toute quiétude réaliser ses blockbusters sur le sol australien (autrement dit sans le contrôle des majors). C’est pourtant après avoir signé son chef-d’oeuvre absolu, véritable ode cosmique à la vie et à la fraternité, que Miller se lance une bonne fois pour toute dans le projet Mad Max : Fury Road. Envisagée depuis la sortie du troisième volet en 1985, cette nouvelle aventure assure un premier temps le retour de Mel Gibson aux affaires. En 2006, après moult péripéties, Fury Road perd son comédien (trop âgé) et Miller annonce vouloir le réaliser en images de synthèses, selon le même procédé que celui utilisé pour Happy Feet. L’idée est vite évacuée et en 2009 un tournage live pour l’année suivante est envisagé. La pré-production prend du retard jusqu’à l’été 2012, début du tournage avec Tom Hardy (The Dark Knight Rises, Des Hommes sans Loi) dans le rôle de Max. On annonce une scène d’introduction dans la veine de celle de Mad Max 2, qui résumait dans ses premières minutes les évènements précédents et présentait le décorum post-apocalyptique de l’intrigue. Pour le reste de l’intrigue, le mystère subsiste, mais on suppose que Charlize Theron interprète l’impératrice Furiosa, que notre anti-héros devra affronter à travers de nombreuses courses-poursuite qui pourraient réquisitionner jusqu’à une bonne trentaine de véhicules construits pour l’occasion. Etant donné que la séquence finale de Mad Max 2 reste à l’heure actuelle la course-poursuite la plus impressionnante de l’histoire du Cinéma, on attend avec une impatience non dissimulée ce qu’a à nous offrir George Miller avec un budget maousse et les meilleurs cascadeurs de la galaxie.  Tourné en 2D pour ensuite être converti en 3D, Mad Max : Fury Road ne cesse de prendre du retard sur son planning. Après avoir dépassé son budget et prolongé le tournage de quelques jours, des exécutifs sont ainsi descendus sur le tournage pour précipiter George Miller. Récemment, le film est entré en phase de post-production. On ne sait toujours pas vraiment s’il sortira en 2013 ou en 2014, mais les dernières rumeurs évoquent décembre prochain. Quoiqu’il en soit, l’attente va être très longue !

6. Le Hobbit : La Désolation de Smaug

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11 décembre. Un film de Peter Jackson avec Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage…

Qui n’a pas vu Le Hobbit : Un Voyage Inattendu en HFR ne l’a pas vraiment vu. Ou plutôt, il n’en a vu que la moitié. Le procédé révolutionnaire, qui multiplie par deux le nombre de frames par secondes, nous immerge dans le film comme jamais et nous met face à des images qu’on croit aisément réelles. Les internautes ont beau rouspéter, le film a été voulu ainsi par Peter Jackson et le rendu n’a absolument rien à voir avec ces télés HD qui révulsent de par leur aspect soap-opéra ultra-lumineux. Dans Le Hobbit, passé les quelques minutes d’adaptation requises par le cerveau humain (habitué aux 24 images par secondes, il se persuade qu’une information est manquante et tente de la reconstruire, d’où le sentiment de voir le film en accéléré), le spectacle est dantesque et le réalisateur du Seigneur des Anneaux fait preuve d’une verve expérimentale salvatrice. Ce qui nous attend dans La Désolation de Smaug, deuxième des trois volets consacrés à l’adaptation du Hobbit de JRR Tolkien, c’est surement un degré supplémentaire dans l’exploration des possibilités offertes par le HFR. Non content d’être le premier à l’utiliser dans un long-métrage, Peter Jackson décide qui plus est de faire une leçon de mise en scène à destination des autres cinéastes. Les mouvements amples du Hobbit sont d’une fluidité exemplaire et toute impression de flou disparaît avec un naturel déconcertant. Lancés d’assiettes, travellings latéraux et autres joyeusetés ont un rendu déplorable en 24fps, mais le cerveau habitué du spectateur ne s’en rend plus vraiment compte. Voir Un Voyage Inattendu en 24fps, c’est un peu comme voir un film tourné en couleurs dans une copie en noir et blanc. C’est dire le fossé et l’avancée technologique proposée par Peter Jackson pour The Hobbit ! Si le premier opus de la nouvelle trilogie de Jackson en a déçu quelques uns pour le côté un brin mécanique de sa première heure, il ne faut pas oublier que toute la deuxième moitié du film s’élève au niveau du Seigneur des Anneaux et annonce une Désolation de Smaug proprement hallucinante. Dans cette suite, on verra enfin le dragon Smaug et la scène tant attendue dite « des araignées ». Le film devrait se terminer sur la lutte contre le dragon, tandis que la conclusion de la trilogie devrait se faire avec la bataille des Cinq Armées, qui verra s’affronter orques, wargs, nains, chauves-souris, aigles, elfes et humains. Remarquons que Peter Jackson reprend quelque peu la structure narrative de la trilogie passée, faisant pour l’instant du Hobbit un remake pour le moins… inattendu. Et n’oubliez pas, voir La Désolation de Smaug en 48fps est essentiel pour qui souhaite participer à la démocratisation du cinéma du futur !

 

EDIT :

L’article 10/10 n’étant plus visible sur le site, voici les 5 premiers films du classement :

5/ A la Merveille (Terrence Malick)

4/ Knight of Cups (Terrence Malick)

3/ La Danza de la Realidad (Alejandro Jodorowsky)

2/ Nymphomaniac (Lars Von Trier)

1/ Gravity (Alfonso Cuaron)

A Propos de l'Auteur

FreedentWhite a publié 154 articles sur ce site.

Depuis son plus jeune âge, FreedentWhite développe une passion sans bornes pour le Septième Art. Par dessus tout, il aime Powell, Pressburger, Argento, Malick, Burton et Jodorowsky. Si certains croient qu'il a une dent contre Luc Besson – tout particulièrement lui –, il dévore pourtant tous les types de cinéma ; qu'ils soient d'auteur ou de divertissement (ou les deux). Avant tout, il aime les bons films.


50 films à attendre pour 2013 (8/10) – N°15 à 11

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