50 films à attendre pour 2013 (8/10) – N°15 à 11

Vous allez rire, mais le n°12 de notre classement est sorti il y a une semaine, ce qui en fait un film « à aller voir tout de suite » plus qu’un film « à attendre ». Comment justifier sa présence en ces lignes ? C’est bien simple, il sort en 2013, comme les autres. Et concernant les autres, justement, l’attente des films mentionnés maintenant est tout bonnement insupportable !

samsara pic15. Samsara

20 mars. Un film de Ron Fricke avec plein d’acteurs inconnus puisque c’est un docu.

Tournage d’une durée record pour film attendu par les cinéphiles avec impatience. Samsara, c’est quatre années réservées aux prises de vues et c’est la suite d’un des films les plus plébiscités du début des années 1990, Baraka. Bien plus qu’un simple documentaire, ce dernier était un percutant regard sur le monde. Fricke connectait divers pays et divers courants de pensées par l’image et réfléchissait le monde à travers des images tour à tour sublimes et terrifiantes. Baraka était un jeu de montage ébouriffant et dénué de paroles, un poème sur la Terre dans toute sa richesse et sa diversité. Pour beaucoup de cinéphiles qui pensaient à The Tree of Life jour et nuit à son annonce, le film de Malick devait ressembler au film de Fricke. Si, finalement, la Palme d’Or 2011 du réalisateur de La Ligne Rouge n’a rien ou pas grand chose à voir avec Baraka, les plus fervents défenseurs du cinéma avec un grand C furent heureux d’apprendre qu’aux premières projections de Samsara les réactions furent aussi enthousiastes qu’aux avants-premières de Baraka vingt ans plus tôt. Samsara veut dire « roue de la vie », et le nouveau film de Ron Fricke devrait être avant tout un requiem, un avertissement dans lequel la beauté est toujours proche de l’extinction. Confirmation de tout cela dès le 14 janvier pour ceux qui veulent se procurer le blu-ray anglais, et sinon dès le 20 mars pour ceux qui attendent -à juste titre- la sortie ciné.

Werner-Herzog 14. Queen of the desert

Sortie indéterminée. Un film de Werner Herzog avec Naomi Watts, Robert Pattinson, Jude Law…

Werner Herzog, le réalisateur des cultissimes Aguirre et Fitzcarraldo, consacre désormais le plus clair de son temps à la conception de documentaires. Cela ne l’empêche pas de diriger à l’occasion quelques fictions (Bad Lieutenant – Escale à la Nouvelle-Orléans) ou d’apparaître devant la caméra (Jack Reacher, où il interprète le méchant). Il prépare en 2013 un biopic sur Gertrude Bell, une analyste politique et espionne britannique qui voyagea au Monyen-Orient et rencontra le célèbre Lawrence d’Arabie au tout début du XXème siècle. Le film d’Herzog devrait se concentrer sur la relation de ces-deux là, interprétés respectivement par Naomi Watts et par Robert Pattinson. C’en est clairement fini, des niaiseries à la Twilight, pour Pattinson, qui se risque à une carrière dans la lignée de celle de Dicaprio. En faisant le choix de la diversité et en signant pour de grands auteurs, le jeune homme compte bien s’installer sur la durée, d’autant plus que reprendre le rôle de Thomas Edward Lawrence 51 ans après le légendaire Peter O’Toole et donner la réplique à la géniale Naomi Watts est un sacré défi ! Le tournage de ce Queen of the desert devrait débuter en début d’année.

only god forgives pict

13. Only god forgives

Mai. Un film de Nicolas Winding Refn avec Ryan Gosling, Tom Burke, Kristin Scott Thomas…

Il y a un peu plus de deux ans, pas grand monde ne connaissait son nom. Maintenant, presque tout le monde a entendu parler de Nicolas Winding Refn au moins une fois. Drive fut l’un des plus gros succès du cinéma indépendant de 2011, et cela presque à la surprise générale. Les cinéphiles, eux, connaissaient déjà Refn et le défendaient depuis des années. La trilogie Pusher, Bronson ou encore Valhalla Rising avaient trouvé un échos des plus positifs chez les férus de cinéma et Drive ne fut que la révélation au monde entier du talent du réalisateur danois. Les retrouvailles du cinéaste et du comédien pour Only god forgives sont l’occasion d’une violente virée en Thaïlande. Règlements de compte, trafic de drogue, assassinats et rédemption… Le nouveau Refn à tout d’un quatrième Pusher dans le milieu de la boxe thaï  Si l’on en croit le premier teaser, l’esthétique chiadée évoque aussi le dernier travail en date du réalisateur, assurément prêt a réitérer l’exploit de Drive. Avec sa sortie courant mai, Only god forgives mise sur une sélection cannoise et sur le buzz d’une éventuelle Palme d’Or.

The Master

12. The Master

9 janvier. Un film de Paul Thomas Anderson avec Joaquin Phoenix, Philip Seymour Hoffman, Amy Adams…

Vous l’avez peut-être déjà vu. The Master est sorti dans nos cinémas il y a tout juste une semaine. Une critique devrait arriver bientôt sur Bamboin, mais pour l’heure rappelons que Paul Thomas Anderson raconte ici de manière détournée les origines de la scientologie. Le film dépeint la relation entre Freddie, un vétéran alcoolique, et un étrange gourou, Lancaster Dodd (dit « le Maître »). Deux personnages qui ont valus à Joaquin Phoenix et à Philip Seymour Hoffman un double prix d’interprétation au dernier festival de Venise. Superbement photographié, le nouveau film du réalisateur de There Will Be Blood a été tourné en 70mm, un format surtout utilisé dans les années  60 qui donne une patine toute particulière aux images tournées. On en reparle très bientôt.

pacific rim 411. Pacific Rim

17 juillet. Un film de Guillermo de Toro avec Charlie Hunnam, Idris Elba, Ron Perlman…

 Il est désormais très difficile à Hollywood de produire des projets ambitieux. La preuve, après sa démission du Hobbit, retardé maintes et maintes fois jusqu’à sa reprise par Peter Jackson, Guillermo del Toro a tenté de monter plusieurs projets dont une adaptation des Montagnes Hallucinées de HP Lovecraft. Refusé par les producteurs en dernière minute, ce long-métrage de science-fiction bénéficiait pourtant des services de James Cameron à la production et de Tom Cruise pour le rôle principal. Comme quoi même quelques noms glorieux à citer sur une affiche ne suffisent plus à réveiller les studios, qui rechignent à sortir le porte-monnaie pour des projets horrifiques à plus de 100 millions de dollars. Un temps ému par l’abandon de ce film qu’il espère pourtant toujours réaliser (on est de tout coeur avec lui), le réalisateur du Labyrinthe de Pan et d’Hellboy trouve enfin en 2011 les financements pour un autre projet d’envergure. Pour les besoins de Pacific Rim, la Warner offre au réalisateur mexicain une enveloppe de 200 millions de dollars, soit le plus gros budget du bonhomme. Le studio sait qu’il tient là quelque chose d’énorme. Dans Pacific Rim, sorte de version live d’Evangelion, d’énormes créatures sortent d’une brèche enfouie au fond de l’océan Pacifique. Pour les affronter sont construits d’immenses mechas, les Jaegers, dans lesquels prennent place un ancien pilote d’avion et une nouvelle recrue sans expérience du terrain. Le sujet est bateau, mais on sait que Guillermo del Toro peut en tirer monts et merveilles. Les premières images, en plus d’être d’une coolitude absolue, dévoilent des idées de mise en scène et des compositions de cadre absolument démentes. Ce n’est même pas les acteurs, pour la plupart inconnus du grand public, qui sont les stars de ce film, mais bel et bien les robots et les créatures. De quoi titiller la fibre nostalgique de tous les fanas de Kaijus Eiga tendance Godzilla et Gamera !

A Propos de l'Auteur

FreedentWhite a publié 154 articles sur ce site.

Depuis son plus jeune âge, FreedentWhite développe une passion sans bornes pour le Septième Art. Par dessus tout, il aime Powell, Pressburger, Argento, Malick, Burton et Jodorowsky. Si certains croient qu'il a une dent contre Luc Besson – tout particulièrement lui –, il dévore pourtant tous les types de cinéma ; qu'ils soient d'auteur ou de divertissement (ou les deux). Avant tout, il aime les bons films.


50 films à attendre pour 2013 (7/10) – N°20 à 1650 films à attendre pour 2013 (9/10) – N°10 à 6 et EDIT

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