Millésime du cinéma des années 2000 par FreedentWhite

Avec pas moins de deux ans de retard, je vous propose le top 10 de ce qui, selon moi, représente le meilleur du cinéma des années 2000. Vaut mieux tard que jamais !

1. Le Seigneur des Anneaux – le Retour du Roi

2003. Un film de Peter Jackson.

Du Cinéma pur et total. Une ampleur proprement hallucinante pour un troisième chapitre pendant lequel on pleure, on rit, on jouit. Tout simplement inoubliable, le film de Jackson est l’adaptation rêvée par des centaines de milliers de fans à travers le monde. Un spectacle démentiel à la hauteur des plus grands classiques du cinéma hollywoodien, mais aussi une vitrine technologique qui nous met assurément la bave aux lèvres. Pour le coup, vivement Bilbo.

2. Le Soleil

2005. Un film d’Aleksandr Sokurov.

Une mise en scène virtuose. Terrifiant, Le Soleil enferme Hiro-Hito dans une multitude de formes et de perspectives inquiétantes. Le spectateur, hypnotisé par ce spectacle à la rencontre de Tarkovski et de Lynch, ne s’en remettra pas et se surprendra à s’émouvoir du sort du dictateur. Sokurov est sans hésitation l’un des cinéastes les plus importants de notre époque.

3. Wall-E

2008. Un film d’Andrew Stanton.

Le film de Stanton est éblouissant de bout en bout. Quand Pixar se met à balancer sur la société de consommation et les rapports entre humains, ça donne un récit de science-fiction digne des plus grands métrages du genre, dans lequel conversent le plus simplement du monde Chaplin et Kubrick. Préparez les mouchoirs, vos yeux vont adorer.

4. Les Harmonies Werckmeister

2000. Un film de Béla Tarr.

Le chaos et la décadence du genre Humain dans un maelström de plans-séquences tous plus étourdissants les uns que les autres. Tarr, déjà à l’origine du monumental Satantango, travaille un cinéma sensitif en temps réel. Ou comment voir marcher deux hommes en silence pendant plusieurs minutes peut devenir absolument fascinant. Déjà éternel.

5. Les Autres

2001. Un film d’Alejandro Amenabar.

Le plus beau et le plus terrifiant des films d’épouvante des années 2000. Le propos de cette relecture des Innocents est fascinant (quelle approche de la religion !) et nos nerfs sont mis à rude épreuve tant le film rejoue un suspense millimétré à l’ancienne plutôt que de verser dans le gore neuneu façon Saw 18.

6. Old Boy

2004. Un film de Park Chan-Wook.

Des films de la Nouvelle Vague coréenne on aurait pu citer Memories of Murder, A Bittersweet Life, L’île ou encore The Chaser. Force est pourtant de constater qu’ Old Boy en est son éblouissant porte-étendard. Le philosophe Park Chan-Wook érige depuis quelques années une filmographie destinée autant au grand public qu’aux cinéphiles endurcis. Ultra-violent et revanchard, Old Boy est aussi une fresque pop et poétique qui aborde sans détour le sujet de l’inceste. Un indéniable chef-d’œuvre.

7. Dancer in the Dark

2000. Un film de Lars Von Trier.

Peut-être le plus grand film de Lars Von Trier, qui invente ici la comédie musicale du futur. Un drame tétanisant pour un cinéma libre, innovant dans la forme, visuellement étonnant et interprété à merveille par une Björk adorable. Rarement on aura autant eu l’impression de se prendre un bon gros poing dans la gueule, pour juste ensuite s’émerveiller de l’éclat de lumière dans un monde bien triste que représente le combat de cette héroïne.

8. Noriko’s Dinner Table

2005. Un film de Sono Sion.

De tous les cinéastes japonais en activité, Sono Sion est sans doute le plus excitant. Encore peu connu en France alors qu’il ne cesse de faire le tour des festivals, le réalisateur de Guilty of Romance enchaîne les chefs-d’œuvre à une cadence complètement dingue. Situé dans l’univers de son long-métrage phénomène Suicide Club, Noriko’s Dinner Table est une œuvre remarquablement puissante dans laquelle le metteur en scène s’affirme une bonne fois pour toute.

9. La Graine et le Mulet

2007. Un film d’Abdellatif Kechiche.

Le cinéma fascinant de Kechiche agit d’une façon quasi miraculeuse. L’art de La Graine et le Mulet est de se réapproprier tous les codes du cinéma du quotidien pour en faire une fresque familiale digne des plus grands auteurs de la littérature française. Ce n’est pas un hasard si le portrait de ces gens du XXIème siècle, fait de longues séquences dialoguées, provoque chez le spectateur une émotion profonde et sincère. Le film, hypnotisant, cueille la vie et la transforme en audacieux chef-d’œuvre  contemporain.

10. Tropical Malady

2004. Un film de Apichatpong Weerasethakul.

Qu’un cinéaste thaïlandais comme Weerasethakul puisse réinventer le cinéma et repartir primé dans de prestigieux festivals (il a remporté la palme pour Oncle Boonmee) a quelque chose de profondément rassurant quant à l’avenir de ce que certains metteurs en scène comme Godard ont peut-être un peu vite appelé l’Art du XXème Siècle. À y regarder de très près, l’œuvre de Weerasethakul et tout particulièrement Tropical Malady offrent des perspectives passionnantes pour une réactualisation du 7ème Art. Lent sans être poseur, le film est un rêve éveillé en deux parties. Mystérieux et envoûtant.

Ils auraient pu en faire partie:

11. Elephant (Gus Van Sant)

12. Dogville (Lars Von Trier)

13. Mulholland Drive (David Lynch)

14. Lost in Translation (Sofia Coppola)

15. The Wrestler (Darren Aronofsky)

A Propos de l'Auteur

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Depuis son plus jeune âge, FreedentWhite développe une passion sans bornes pour le Septième Art. Par dessus tout, il aime Powell, Pressburger, Argento, Malick, Burton et Jodorowsky. Si certains croient qu'il a une dent contre Luc Besson – tout particulièrement lui –, il dévore pourtant tous les types de cinéma ; qu'ils soient d'auteur ou de divertissement (ou les deux). Avant tout, il aime les bons films.


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