La clinique de l’amour

Genre : Comédie, soap.

Un film français (belge et luxembourgeois) de Artus de Penguern avec Bruno Salomone, Héléna Noguerra, Arthus de Penguern, Natacha Lindinger,…

Note : 8/10

L’histoire : Une petite clinique familiale va bientôt être le théâtre d’un scénario digne des plus grandes comédies américaines : un père sur le point de mourir, un fils ambitieux et sans scrupule, un autre amoureux de la femme de son frère ; une femme fatale et diabolique, une méchante multinationale,… Ce petit établissement réussira-t-il à survivre à tout cela ? Rien n’est moins sûr !

Décidément, les parodies de soap opera (ou « roman-savon », séries du type de Plus belle la vie) sont de sortie en 2012.

Dark Shadows de Tim Burton nous avait offert, il y a quelques semaines, un soap opera de qualité, bien qu’incompris d’une grande partie du public qui s’attendait à voir du « vrai Tim Burton ». À cette époque, je ne pensais pas voir un aussi bon film de ce genre avant très longtemps. La découverte de La clinique de l’amour m’apparu donc comme une vrai révélation : Artus de Penguern est capable de faire mieux que Tim Burton !

Le plus gros défaut du film est sans nul doute son nom. Titre banal et typique de films d’auteurs français. Titre surtout qui ne donne pas envie lorsque l’on a besoin d’une bonne tranche de rigolade.

Cela est fort dommage car question tranche de rigolade, le film n’est pas avare et joue avec les codes de la série avec une adresse exceptionnelle, ne ratant aucune occasion pour mettre les personnages dans des situations de plus en plus burlesques.

La critique pour ce film est très partagée de nombreux magasine tel que Ecran Large ou encore Première glorifie cette très bonne comédie, véritable oiseau rare de la comédie française et chef d’œuvre de l’absurde. Tandis que d’autres critiques, sans doute plus austères (Les Inrockuptibles, Télérama), trouvent la parodie grinçante et assommante. Avis donc à tous les amateurs du premier degré, allez plutôt voir l’âge de glace cette semaine, c’est une valeur sûre. À tous les autres cependant, le conseille vivement cette bouffée de fraicheur, véritable joyeux du second degré.

Que dire des acteurs maintenant ? À ma grande surprise, la prestation la plus critiquable du film fut Bruno Salomon (dont je suis par ailleurs un très grand fan) qui a visiblement du mal à jouer l’homme véreux et plein d’ambition ; entre apparitions moles et manque d’expression, il apparait clairement comme la bête noire du casting (ou comme son principal atout, si l’on considère le jeu d’acteur lui-même comme une parodie du soap opera). Le grand sérieux du reste du casting donne une hauteur très utile au film et la multitude de personnages secondaires, chacun dotés d’une identité et d’une histoire propre nous font rentrer intensément dans l’histoire. Comme dans une véritable série, la vie et le caractère de chaque personnage est utilisé sous toutes les coutures pour permettre au scénario de s’envoler vers des cieux inattendus.

Vous l’avez sans doute remarqué, je n’ai parlé ici ni de photographie ni de bande originale, tout simplement car ils n’étaient ni remarquable ni détestables. Seul très bon effet visuel, le sentiment d’enfermement ou de solitude donné par la taille réduite des pièces qui renforce efficacement l’intrigue et le risque d’effondrement constant.

Allez donc voir cette comédie fraiche et revigorante ; il n’y a pas mieux pour commencer un été réussi.

Crédits photo: allocine.fr, metrofrance.com et toutlecine.com

A Propos de l'Auteur

thibault linte a publié 87 articles sur ce site.

Passionné de cinéma et de politique, cet illustre souverain de la myrtille a décidé de quitter les plaines verdoyantes de son enfance, pour parcourir le monde à la recherche de la connaissance suprême. En attendant de la trouver, il vous livre ici ses pensées sur un monde qu’il aimerait tant révolutionner. Sinon, Thibault dénigre les bobos, bien que son livre de chevet soit Cioran près du catalogue IKEA.


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