L’Âge de Glace 4 : La Dérive des Continents

Genre : Comédie.

Un film américain de Steve Martino et Mike Thurmeier, avec John Leguizamo, Ray Romano, Jennifer Lopez…

Note : 7,5/10

L’histoire : Un cataclysme causé par Scrat éloigne Manny, Sid et Diego du continent. En pleine mer, et alors qu’ils affrontent de redoutables pirates, ils vont tenter de rentrer chez eux.

Avec un numéro 4 dans son titre (3 ça va, 4 c’est trop) et son affiliation à une saga en pleine baisse de régime (voir Le Temps des Dinosaures pour s‘en persuader), on avait de quoi craindre une catastrophe. Et pourtant, immense surprise, cette Dérive des Continents est sûrement le meilleur opus de la série signée BlueSky et lancée en 2001 par Chris Wedge, série qui fait des recettes à chaque fois plus impressionnantes.

Ne vous méprenez cependant pas, côté scénario, ça patauge toujours un max. Les scénaristes ne savent plus vraiment où donner de la tête et ça se voit, tant on se demande en quoi de telles thématiques s’imposaient précisément à ces personnages (jamais de telles questions ne nous venaient à l’esprit devant le génial Toy Story 3, par exemple). L’Âge de Glace 4, en plus de son argument principal, un voyage en mer ponctué de rencontres avec de drôles de pirates, s’attarde sur les relations parents-enfants entre Manny et sa fille et profite de cette dernière pour aborder l’adolescence et l’acceptation de soi. Un bien joli sujet certes, mais qui malheureusement se retrouve assez maladroitement traité tandis que les saillies humoristiques de Diego, Manny et Sid loin du continent nous font plus que jamais marrer (en dépit d‘une certaine manie à bazarder les personnages secondaires des épisodes 2 et 3).

Car pour ce qui est du délire pur et dur, ce quatrième opus est une véritable réussite. Cartoonesque au possible, hilarant la plupart du temps, L’Âge de Glace 4 intègre à merveilles les péripéties du désormais ultra-célèbre Scrat au récit principal. On assiste à une véritable déferlante de gags visuels qui séduira autant les enfants que leurs parents, à tel point qu’en fin de projo, on en redemande (il faut bien avouer que le tout est un petit peu court, tout de même).

Passons vite sur le score un peu anecdotique de John Powell pour souligner le fabuleux travail sur la 3D. S’il faut voir La Dérive des Continents au cinéma et pas ailleurs, c’est bien pour le relief. Profondeur de champ absolument ahurissante, effets de jaillissement saisissants, le film de Steve Martino et Mike Thurmeier vient concurrencer avec aisance Hugo Cabret et Titanic, s‘imposant comme l‘un des incontournables de la 3dimensions. A ce titre les trente premières minutes sont tout à fait étourdissantes et spectaculaires. Éboulements gargantuesques, tempête en mer affolante de maîtrise scénique, assaut d’un navire pirate des plus jouissifs… On s’en prend plein les mirettes jusqu’à se surprendre à imaginer que nos héros existent bel et bien. Et même si le grand spectacle de destruction massive ne nous revient qu’en dernière bobine, L’Âge de Glace 4 reste un ride grisant, un grand-huit à voir en relief et pas autrement, tant vous risquez en 2D de ressentir une immense frustration.

Le quatrième opus des aventures de Manny, Sid et Diego, s’il est un peu faible d’un point de vue scénaristique, s’avère donc être l’un des blockbusters les plus généreux de son époque, un divertissement incroyable qui, bien que calibré pour plaire au plus grand monde, titille les sens de la meilleure des manières. Pas sûr que le cinquième, qu’on imagine déjà en route, soit du même calibre. Croisons cela dit les doigts pour que le délire y soit poussé encore un peu plus loin.

A préciser que le film est accompagné en salles d’un court-métrage mettant en scène les Simpson. Cinq minutes désolantes qui nous prouvent que la série est en cruel manque d’inspiration, en plus de nous délivrer une 3D inutile et étrangement ratée sur les visages des personnages.

Crédit photos: Allociné.

A Propos de l'Auteur

FreedentWhite a publié 154 articles sur ce site.

Depuis son plus jeune âge, FreedentWhite développe une passion sans bornes pour le Septième Art. Par dessus tout, il aime Powell, Pressburger, Argento, Malick, Burton et Jodorowsky. Si certains croient qu'il a une dent contre Luc Besson – tout particulièrement lui –, il dévore pourtant tous les types de cinéma ; qu'ils soient d'auteur ou de divertissement (ou les deux). Avant tout, il aime les bons films.


Un commentaire

  1. Posted 29 juin 2012 at 14 h 37 min | Permalink

    J’ai jamais accroché avec l’Age de Glace, les court métrages avec Scrat je trouvais ça marrant à la limite, mais de là à faire un film…Comme tu le dis dans l’article, le scénario est tellement nul à chaque fois que j’arrive pas à trouver un intérêt.
    A part ça j’ai vu On the Road récemment, j’ai voyagé, rigolé, une bonne surprise.

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