La saison des blockbusters

L’année dernière, ce fut X-Men First Class, Thor, Captain America, Transformers 3, Cars 2, Kung Fu Panda 2, Harry Potter 7-2, Green Lantern ou encore Pirates des Caraïbes 4 … Cette année, ce sera The Avengers, PrometheusBattleship mais aussi The Dark Knight Rises. La saison des blockbusters (des films à gros budgets destinés à régner sur le box-office international) s’étale généralement de fin avril à mi-août. En 2012 cependant, John Carter, Ghost Rider : Spirit of Vengeance et Hunger Games ont pris de l’avance. Les studios ne misent plus que sur les blockbusters, ceux-ci prolifèrent et c’est presque chaque semaine qu’un film à plus de 100 millions de dollars de budget débarque sur les écrans. De quoi s’inquiéter pour la santé du cinéma, mais aussi de quoi vous proposer un petit avant-goût de ce qui vous attend dans les salles obscures dans les mois à venir. Entre reboots, suites, comic-book movies et autres joyeusetés, voici les gros évènements hollywoodiens de « l’été » 2012.

La Colère des Titans (28 mars)

C’est la suite du remake du Choc des Titans, une sympathique production sortie en 1981 aux effets spéciaux hallucinants signés Ray Harryhausen. La version 2010, l’un des travaux les plus médiocres de Louis Leterrier (Danny the Dog, L’Incroyable Hulk), ne laissait guère espérer un nouvel épisode. Et pourtant, c’est Jonathan Liebesman (World Invasion : Battle Los Angeles, Massacre à la tronçonneuse : le commencement), honnête artisan, qui prend la relève. Le spectacle, dans lequel Persée (toujours Sam Worthington) se retrouve à affronter les Titans, promet d’être bien plus généreux qu’auparavant. Au vu de la bande-annonce, La Colère des Titans suit le principe du bigger & louder pour en mettre plein les mirettes avec une 3D plus convaincante que la dernière fois. Si ce cahier des charges est rempli, ce qui a l’air d’être le cas, ce sera déjà pas mal !

Titanic 3D (4 avril)

Comment ne pas évoquer la ressortie en trois-dimensions du – désormais – classique de James Cameron ? Le cinéaste, qui a supervisé lui-même la reconversion, assure ne pas avoir modifié son film. Quelle chance, il n’a pas attrapé le symptôme George Lucas ! Des journalistes ont pu assister à une projection d’une vingtaine de minutes du film en 3D, et en sont tous sortis totalement convaincus. De quoi vous faire à nouveau dépenser 10 euros ?

Battleship (11 avril)

Peut-être ne le saviez-vous pas, mais un film adapté du célèbre jeu de société Touché Coulé de Hasbro sort en avril … Ce film, vous l’aurez compris, c’est Battleship. A l’hilarité des premières réactions se mêle un questionnement : « Comment Hollywood a pu en arriver là ? ». On l’avait remarqué, les grands studios n’ont plus d’inspiration, ou plutôt ne veulent plus prendre de risque, et préfèrent adapter à tout va bandes-dessinées, jeux-vidéo, jouets etc. Battleship est en soit le projet d’extension d’une licence (puisqu’il s’agit de ça, pour Paramount et Hasbro) le plus incroyable qui soit. Cela dit, construire un scénario à partir d’un jeu tel que celui-ci, c’est aussi créer tout un univers et garder juste l’idée de batailles navales. Autant dire que réalisé par Peter Berg (Le Royaume, Hancock), la chose a toutes les chances de surpasser la concurrence … Du moins en terme de démesure et de mise en scène. Vendu comme le nouveau Transformers, Battleship devrait déployer une logistique sans précédent. On attend au pire un divertissement pétaradant et décomplexé, au mieux un scénario plus complexe que prévu et le sacre de Taylor Kitsch en acteur-star de l’année.

The Avengers (25 avril)

Surement l’un des films les plus attendus de l’année, The Avengers est l’adaptation de la fameuse bande-dessinée Marvel et accessoirement la réunion à l’écran des personnages Thor, Captain America, Iron-Man, Hulk, la Veuve Noire, Oeil-de-Faucon et Nick Fury. Derrière la caméra, Joss Whedon, mythique show-runner de la série Buffy contre les vampires. Devant, Robert Downey Jr., Mark Ruffalo, Samuel L. Jackson, Scarlett Johansson, Jeremy Renner. Pour ce film, on devrait inventer le terme de supra-production. De gros moyens, certes, et une ambition démesurée, mais des bandes-annonces pas très excitantes. The Avengers semble n’être qu’une pâle copie de Transformers 3. Surprenant, alors, que les geeks qui conspuent Bay voient en cette réunion super-héroïque une potentielle tuerie cinématographique.

Dark Shadows (9 mai)

Nous vivons une époque où les films de Tim Burton sont appréciés de par le monde entier. Alice au Pays des Merveilles, son plus grand succès au box-office, aura cependant déçu nombre de cinéphiles. Il faut dire que cette production Disney était un véritable échec artistique, après le retour en force de Sweeney Todd. Avant la sortie du trailer, pas grand monde n’aurait donc misé sur Dark Shadows, adaptation à gros budget d’un soap de 1225 épisodes. Johnny Depp, pour sa huitième collaboration avec Burton, interprète un vampire, Barnabas Collins, qui, de 1772, se retrouve propulsé en 1972 par une sorcière (Eva Green) jalouse et amoureuse de lui. Les premières images, dévoilées très tardivement, annoncent une comédie déjantée du genre de Beetlejuice et Mars Attacks !. Un retour aux sources désormais attendu avec impatience.

Men In Black 3 (23 mai)

Toujours réalisé par Barry Sonnenfeld, Men In Black 3, suite tardive (le deuxième opus était sorti en 2002), renvoie l’Agent J dans les années 60. Aidé du jeune Agent K, celui-ci devra empêcher la fin du monde. Disons le tout de suite : il faudrait un miracle pour que le film soit réussi. Rarement on aura vu période de production aussi catastrophique pour un blockbuster. Le tournage, entamé en novembre 2010, a été suspendu en décembre de la même année, le scénario n’étant pas achevé. Toutes les scènes dans le passé sont alors remaniées et le tournage reprend … quatre mois plus tard ! Quelques seconds couteaux jettent l’éponge et Columbia promeut le film comme elle le peut, principalement avec un teaser, sorte de monologue en 3D où Will Smith fait le mariole. Après tout, il en va de même des dernières bandes-annonces. Si Josh Brolin (en jeune Agent K) fait sourire, le tout ressemble sérieusement à un one-man-show techniquement dépassé conçu par et pour l’acteur star. Bien sur, on espère se tromper.

Prometheus (30 mai)

A l’origine nommé Alien Paradise, Prometheus est, vous l’aurez compris, la préquelle d’Alien. Un évènement décuplé par la présence à la réalisation de Ridley Scott. Son retour à la science-fiction (en plus du Huitième Passager, il a signé le monumental Blade Runner) est attendu comme le messie par les cinéphiles du monde entier. Au programme, pas de xénomorphe, mais, entres autres, les origines du space jockey et la terraformation. En remplaçante de Ripley, rôle qui a rendu célèbre Sigourney Weaver, Elisabeth Shaw est interprétée par Noomi Rapace (Millenium, Sherlock Holmes 2). Aussi au casting, Michael Fassbender, Charlize Theron ou encore Guy Pearce tentent de donner vie aux visions du cinéaste. Le scénario, signé Damon Lindelof (Lost), devrait faire de cette nouvelle aventure un récit épique « digne d’Avatar » (dixit Scott), moment de pure terreur et de philosophie. Les trailers annoncent un chef-d’œuvre.

Madagascar 3 : Bons Baisers d’Europe (6 juin)

Troisièmes aventures pour Alex, Marty, Melman et Gloria. Et DreamWorks de prolonger des séries qui n’en demandaient pas tant. Les deux premiers Madagascar, parfois rigolos, étaient avant tout des blockbusters d’animation typiquement américains, mal « filmés » et pollués par un surnombre de références à destination des geeks de moins de 18 ans. Comme Shrek, finalement. Mais avec un style visuel un peu plus attachant. Quoiqu’il en soit, ces nouvelles péripéties toujours dirigées par Eric Darnell emmènent nos héros à la rencontre d’un cirque ambulant. Pour le plus grand bonheur des enfants, auxquels les Madagascar se destinent avant tout (du moins jusque là, on n’est pas à l’abri d’une surprise), Ben Stiller et tous ses compères rempilent. Le film sortira en juin après un passage à Cannes courant mai.

Blanche-Neige et le Chasseur (13 juin)

Le triomphe d’Alice au Pays des Merveilles par Disney il y a deux ans aura fait des émules. Après l’œuvre de Lewis Carroll, c’est désormais Peter Pan, Pinocchio, La Belle et la Bête, La Belle au Bois Dormant … et premièrement Blanche-Neige, qui sont dans la ligne de mire des studios. En 2012, deux versions live du conte des frères Grimm débarquent sur les écrans. La première, mise en scène par Tarsem Singh (The Cell, The Fall), est prévue pour le 11 mai. Plus axée comédie et ne disposant pas des moyens de son concurrent, Mirror Mirror n’a pas vraiment sa place en ces lignes. Face à lui, le premier métrage de Rupert Sanders, produit par Universal, fait l’effet d’un mastodonte. Sorte de récit de médieval-fantasy à la croisée des univers de Ridley Scott et Guillermo Del Toro, Blanche-Neige et le Chasseur se destine qui plus est à un public plus âgé. Entre créatures effrayantes et réalisme des batailles, Kristen Stewart (Twilight, Sur la route) et Charlize Theron (Monster, Prometheus) se partagent la vedette … Et c’est d’ailleurs là où le bas blesse : qui croira que la reine Theron est moins belle que la fade Bella ?

L’Âge de Glace 4 : La Dérive des Continents (27 juin)

Pour ce quatrième volet, Steve Martino, co-réalisateur du très recommandable Horton et réalisateur du court-métrage Scrat’s Continental crack-up, remplace Carlos Saldanha à la mise en scène. Quand l’homme derrière toute une saga s’en éloigne, c’est généralement qu’il sait que trois épisodes, c’est déjà beaucoup, et que quatre, c’est sûrement trop. Et c’est bien dommage, puisque les deux premiers Ice Age s’étaient avérés fort sympathiques. Dans ce quatrième chapitre, Manny, Sid et Diego se retrouvent en mer, poursuivis par des pirates. Tant bien que mal, ils naviguent sur un petit iceberg suite à un cataclysme.  De son côté, Scrat brillera toujours par sa maladresse. Malheureusement, dans le registre de la fable d’animation écolo, Happy Feet a maintenant pris le dessus.

The Amazing Spider-Man (4 juillet)

The Amazing Spider-Man est né des cendres de Spider-Man 4. En janvier 2010, Sam Raimi, déjà réalisateur des trois premiers, quitte le navire. S’il part, c’est parce que les producteurs lui refusent Le Vautour en bad guy (car considéré trop classique) et ne lui offrent pas plus d’un an pour préparer son film. Seulement quelques jours plus tard, Sony annonce vouloir relancer la série à zéro, avec un nouveau métrage plus sombre et réaliste (en gros, ils veulent refaire The Dark Knight). Pour cela, le cinéaste Marc Webb (500 jours ensemble) est engagé, ainsi que les comédiens Andrew Garfield (The Social Network) et Emma Stone (Zombieland). Ces deux-là interprètent respectivement Peter Parker et Gwen Stacy, Mary Jane n’étant plus de la partie. N’en déplaise à certains, Webb rencontre James Cameron (qui jadis devait réaliser le premier Spider-Man) et évoque avec lui la 3D. Le « jeune » metteur en scène se lance corps et âme dans le projet, mais ne convainc décidément pas les amateurs de comics. Si la réduction de budget, les photos de tournage, la première bande-annonce, les affiches et les premières images du Lézard provoquent l’hilarité des internautes, le second trailer calme un peu les futurs spectateurs … A la surprise générale, The Amazing Spider-Man POURRAIT être un actionner virevoltant, sincère et émouvant comme on n’en voit pas tous les jours. Qui vivra verra.

Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires (11 juillet)

Avouez que le pitch est alléchant … Abraham Lincoln, seizième président des États-Unis, aurait en fait été un chasseur de vampires. Alors qu’ Inglourious Basterds, le « film de guerre » de Tarantino, revisitait l’Histoire en tuant Adolf Hitler dans un cinéma (désolé pour le spoiler), Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires semble vouloir passer à la vitesse supérieure. Adapté du roman de Seth Grahame-Smith (qu’il a lui même transformé en scénario) et produit par Tim Burton, ce récit bourré d’action est mis en images par le cinéaste russe Timur Bekmambetov, déjà à l’origine du bancal Wanted. Si on doute encore un peu de ses capacités, les premières images semblent pencher en sa faveur tant l’action a l’air fluide, décomplexée et spectaculaire.  Toujours tiré d’un bouquin de Grahame-Smith et dans la même veine, Pride and Prejudice and Zombies devrait être transposé sur le grand écran courant 2013. Et si ça ne vous suffit pas, Hansel and Gretel : With Hunters débarque lui aussi l’année prochaine. Il y a donc fort à parier que la concurrence va regarder de près les scores au box-office du nouveau Bekmambetov.

Le Lorax (18 juillet)

Auréolé d’un beau succès en salles de l’autre côté de l’Atlantique, Le Lorax arrive en France le 18 juillet. Tirée d’une nouvelle du Dr.Seuss parue en 1971, cette production Universal met en avant les voix de Zac Efron et Danny de Vito dans un récit présentant un entrepreneur prêt à dépeupler une foret malgré les avertissements d’un protecteur de la nature. La surprise étant qu’à la réalisation nous retrouvons le français Chris Renaud, déjà derrière Moi, Moche et Méchant. Si la critique n’est pas particulièrement élogieuse à son propos, Le Lorax garantit tout de même une charmante aventure écolo ressemblant à s’y méprendre à Horton … Normal, quand on sait que ce dernier est lui aussi tiré d’un des contes pour enfants du Dr.Seuss.

The Dark Knight Rises (25 juillet)

Le voilà, le film le plus attendu de l’année, dernier volet d’une trilogie à propos de laquelle tout a été dit et écrit. Aimé, détesté, ou les deux en même temps, le Batman de Christopher Nolan ne laisse pas indifférent. Annoncée dès la sortie de The Dark Knight, cette conclusion bénéficie d’un budget de 250 millions de dollars (hors promo). Une somme qui laisse à penser que la Warner, confiante au vu des cartons planétaires des précédents films du réalisateur d’Inception, a laissé à l’équipe une liberté quasi-totale, au point que des rumeurs insistantes annoncent un métrage de presque quatre heures. Rarement tournage n’aura autant attiré l’attention des médias, et l’annonce des méchants, Bane (Tom Hardy) et Catwoman (Anne Hathaway), aura relancé les débats les plus passionnés durant de nombreux mois. A priori (on ne le sait pas vraiment), le film devrait montrer comment le commissaire Gordon découvre un complot voué à faire exploser Gotham City de l’intérieur, et surtout raconter pourquoi un terroriste (Bane, donc) en veut personnellement au Chevalier Noir ainsi qu’à son héritage … Des spéculations que ne viennent pas confirmer ou infirmer les habiles bandes-annonces, moins enthousiasmantes cependant que celles destinées il y a quatre ans au second film.

Rebelle (1er août)

Premier échec critique pour Pixar, le pourtant divertissant Cars 2 a dû faire l’effet d’un coup de massue aux têtes pensantes du studio à la lampe. Plus question de se reposer sur leurs lauriers ! La boite rachetée en 2006 par Disney doit faire comprendre à la concurrence qui est le Maître. En ce sens, Rebelle (Brave, en VO) a tout intérêt à marquer les esprits. Pour ce retour à une production originale, Pixar recrute tout d’abord Brenda Chapman (Le Prince d’Égypte), qui développe ce récit aux accents écossais dans lequel une jeune fille se rêve archer. La scénariste-réalisatrice passe vite le relais à Mark Andrews (réalisateur du court-métrage L’Homme-orchestre et co-scénariste sur John Carter, entre autres), chargé de remanier le projet et de le mettre en scène. Pour ceux qui ont vu la bande-annonce japonaise, aucun doute ne subsiste, Rebelle sera un chef-d’œuvre d’humour et d’aventure, au croisement des studios Ghibli et des premiers Disney. Une palette de couleurs enchanteresse, une jeune héroïne rousse au caractère bien trempé et des personnages secondaires tous plus attachants les uns que les autres pour un treizième Pixar qui s’annonce tout simplement grandiose ! Vivement le mois d’août.

G.I. Joe 2 : Représailles (1er août)

Le G.I. Joe de Stephen Sommers (La Momie, Van Helsing) avait ouvert le bal en beauté. En dépit d’effets spéciaux honteux, de faux-raccords omniprésents et d’un scénario d’une profonde débilité, le spectacle était bel et bien assuré. Aussi régressif fut-elle, cette première adaptation nous ramenait sans mal au jeune âge où nous faisions batailler nos figurines articulées Hasbro. Pour les besoins de cette séquelle, Sommers officie en tant que producteur, laissant John Chu se charger du gros du travail. Un choix surprenant, Chu n’ayant jusque là officié que sur des produits bas de gamme tels que Justin Bieber : Never Say Never ou les deux derniers Sexy Dance. Des prédispositions pour le cinéma d’action ? Pas vraiment. Nous saurons le 1er août ce que vaut son métrage, qui fait de l’œil à à la fois aux Fast and Furious et aux Expendables. Réunissant des icônes du cinéma musclé comme Bruce Willis et The Rock, le film tend vers une approche plus esthétiquement conventionnelle du blockbuster d’action que son prédécesseur. A voir la bande-annonce, G.I. Joe 2 : Représailles risque de ne pas assumer pleinement son statut d’actionner bourrin, fun et coloré. Ce qui serait, avouons-le, une grosse erreur.

Total Recall Mémoires Programmées (15 août)

Ils refont Total Recall, le génial brûlot science-fictionnel signé Paul Verhoeven et tiré de la nouvelle Souvenirs à vendre de Philip K. Dick ! Collin Farrell remplace Arnorld Schwarzenegger. Kate Beckinsale succède à Sharon Stone. Lourde tâche pour Len Wiseman, déjà réalisateur des deux premiers Underworld et du presque unanimement détesté Live Free or Die Hard (alors qu’il n’était pourtant pas si mauvais que ça). Plus une relecture de l’œuvre manuscrite qu’un remake du film de 1990, Total Recall Mémoires Programmées ne fera pas voyager ses héros sur Mars, préférant les confronter à un futur fasciste dans lequel l’Euramerica et New Shanghai s’affrontent pour un pouvoir politique sans limites. S’il reste un thriller burné, le long-métrage (auquel Columbia a alloué un budget de 200 millions de dollars) choisit une esthétique ancrée dans la réalité. On ne pourra pas en dire beaucoup plus, puisqu’ à l’heure qu’il est,  Sony garde encore son blockbuster estival à l’abri des regards indiscrets. Une bande-annonce ne devrait pas tarder.

The Expendables 2 (22 août)

Qu’est-on est en droit d’attendre de The Expendables 2 ? Qu’il nous montre enfin ce que l’on attendait du premier volet, mis en scène par un Sylvester Stallone pantouflard qui se perdait dans des scènes d’action illisibles et des sous-intrigues qui n’intéressaient personne. Tout juste les trente dernières minutes rendaient le film recommandable. Avec Simon West (Lara Croft: Tomb Raider, Les Ailes de l’Enfer) à la barre de ce nouvel épisode, on serait tenté de dire que tout  espoir de voir l’actionner tant attendu est perdu.  Mais qui sait ? Les annonces successives de Christophe Lambert, Chuck Norris, Jean-Claude Van Damme ou encore du retour en force d’Arnold Schwarzenegger au casting suscitent une certaine excitation. Un engouement qu’alimente un teaser résolument badass, où les figures de légende se succèdent comme pour nous dire que cette fois-ci, on en aura pour notre argent. Une question nous vient tout de même à l’esprit : l’an dernier, Fast and Furious 5 n’était-il pas le vrai Expendables ?

Red Tails (indéterminé)

Pauvre George Lucas, qui a chaque nouveau projet depuis La Menace Fantôme se fait démolir par les presse cinéma et les communautés geeks du monde entier. L’a-t-il cherché ? Assurément, car si, sur Indiana Jones et le Royaume de Cristal, tonton Spielberg sauvait de justesse son travail de sagouin, il semblerait que le cinéaste noir-américain Anthony M. Hemingway (dont c’est le premier film de cinéma) n’ait pas pu en faire autant sur Red Tails. Film d’aventures sur la seconde Guerre Mondiale, l’épopée à gros budget produite par Lucas ne cache pas son ambition. Avec 100 millions de dollars sortis directement de sa poche, le papa de Star Wars semble vouloir reproduire ses exploits spatiaux, mais avec des avions et à destination des communautés noires-américaines. Pas de chance, Red Tails se prend un tollé à sa sortie américaine en janvier dernier. La fresque que « dirige » Hemingway (on imagine bien que Lucas ne lui a pas vraiment laissé les mains libres) est déjà favorite pour les nominations aux Razzie Awards de l’an prochain.

Crédit photos : Allocine, Rottentomatoes et Boxofficemojo.

A Propos de l'Auteur

FreedentWhite a publié 154 articles sur ce site.

Depuis son plus jeune âge, FreedentWhite développe une passion sans bornes pour le Septième Art. Par dessus tout, il aime Powell, Pressburger, Argento, Malick, Burton et Jodorowsky. Si certains croient qu'il a une dent contre Luc Besson – tout particulièrement lui –, il dévore pourtant tous les types de cinéma ; qu'ils soient d'auteur ou de divertissement (ou les deux). Avant tout, il aime les bons films.


Un commentaire

  1. Posted 21 mars 2012 at 16 h 56 min | Permalink

    il y en a pas mal que je souhaite voir!!!!!!! super dossier!

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