Acheter français, ça dépend …

Il est bien froid ce mois de janvier 2012, mais pas que. C’est aussi le plus mauvais depuis 14 ans en terme d’immatriculations de voitures neuves en France. N’en déplaise au candidat du « fabriqué en France », ce bon F. Bayrou, c’est surtout nos voitures que nous n’achetons plus.

On se doutait que sans la prime à la casse pour doper les ventes, le ciel allait s’assombrir pour le marché automobile de l’hexagone. Mais c’est surtout les constructeurs français qui en pâtissent. C’est en effet -25,6% des ventes pour la marque au lion, un recul de 20,2% pour Citroën et une chute libre de 28,6% pour Renault.

À l’opposé, l’allemand Volkswagen, lui, voit une envolée de ses ventes de 18,2% sur ce mois de Janvier, tout comme Nissan de façon plus modeste avec une augmentation de 13,9%.

Alors, pourquoi de telles différences ? Pourquoi les « voitures du peuple » de nos voisins germaniques nous attirent plus que les nôtres pourtant si … françaises ? C’est vrai que les français ont quand même toujours plus tendance à acheter parmi nos trois marques emblématiques, mais pour combien de temps. Quand PSA licencie, Volkswagen et Audi embauchent (encore et toujours cette comparaison avec les allemands je sais).

L’une des raisons principales de ces différences vient de l’image de l’automobile française. Prenons quelques idées simplistes mais non sans intérêt car proches de la réalité :

  • Quand on parle voitures de sport, on pense aux italiennes (Ferrari, Lamborghini …)
  • Quand on parle voitures de qualité, on pense aux allemandes (Mercedes, Audi, BMW …)
  • Quand on parle voitures pas chères, on pense aux coréennes (Kia, Hyundai …)
  • Quand on parle voitures fiables, on pense aux japonaises (Toyota, Honda, Nissan …)

Et les voitures françaises dans tout ça ? Et bien, on ne sait pas, elles ne sont ni les moins chères ni les plus fiables. Ce sont des marques sans aucune identité propre.

Pourtant, jusqu’à la fin des années 80, voire au début des années 90, les berlines de nos trois constructeurs nationaux étaient réputées pour être de grandes routières, des mangeuses de bitumes. Avant les « seventies », elles représentaient même le luxe à la française, la « French touch » avec des modèles mythique comme la très regretté Citroën DS. Qui rêverait aujourd’hui d’une 207 ou encore d’une Renault Laguna ?

Il faut quand même avouer que Citroën semble sortir du lot depuis l’arrivée de sa nouvelle génération de C3, sans même parler de la superbe petite citadine branchée, la DS3. Même la nouvelle C4 et surtout sa déclinaison DS4 sont attrayantes. Et quand on se souvient de la version précédente, il y avait du travail !

Il ne faut pas oublier que si ces remarques marchent sur le marché français, elles ne sont que plus vraies à l’étranger. En effet, si PSA (Peugeot-Citroën) possédait 32,4% de part de marché en 2010 sur le territoire Français, elles ne représentent que 3,3% contre un peu plus de 10% pour Volkswagen sur le marché Chinois.

Encore à la traine les voitures françaises …

Sources : CCFA, La tribune et Le Figaro

Crédits photos : idata et L’internaute

A Propos de l'Auteur

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Pas d'orientation politique particulière. Très ouvert sur le monde qui m’entoure et les personnages qui en écrivent les grandes lignes.


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