Bora (Rone)

Mes amis, grands et petits, Bamboins de tous âges et de toutes conditions, bonjour.

Pour ce premier article, je mets vos oreilles à l’épreuve de cette confrontation rare entre un écrivain et un DJ, ou devrais-je dire compositeur de musique électronique, tant la connotation DJ est retenue comme négative dans l’imaginaire des masses. Mais nous ne sommes d’aucune masse. Je compte sur vous.

Ainsi, « sans concession », en 2008, Alain Damasio, en préparation de son nouveau roman (La horde du contrevent) a offert l’utilisation de son dictaphone à ce jeune DJ, Rone, pour le plus grand plaisir des amateurs de musique électronique. C’est beau et je vous invite à le découvrir.

« Lâche pas le morceau »

Comme un hymne à l’abandon, le rythme sourd enrobe inlassablement l’atmosphère sonore, frappe et met en relief ces quelques bribes de paroles éparses. Le tic-tac de l’horloge en fond. Puis l’élévation, un flow porteur sur lequel viennent rebondir ces pierres lancées, rageuses, contre le bouillon cérébral à la recherche d’inspiration. « Sois-toi ! » Tu ressens ça un peu ? De toi à moi. Cette poussée progressive, quelques touches par-ci, le synthé cajolant, « la vérité » par-là. Puis la batterie entre en scène, à petit pas, à cloche pied. Puis d’un pas plus décidé, la marche en avant s’enclenche, l’inspiration devient plus précise, sans jamais se poser, le rythme se cherche, se trouve à peine et se perd enfin. Une deuxième écoute s’impose. Entre temps, on a déjà écrit pas mal.

« Ça, ça restera ! »

Ce type de collaboration n’est pas unique dans l’histoire naissante du compositeur. A son actif, l’illustration musicale d’une œuvre artistique du photographe Stéphane Couturier à la Gaité Lyrique, en 2011. De même, il signe, plus récemment, la bande originale d’un court métrage, nominé aux Césars du meilleur film d’animation, La femme à cordes, de Vladimir Mavounia-Kouka. Rone est aussi et surtout membre du label Infiné, réputé en France et à l’étranger, avec Agoria en tête d’affiche.
Rone, parisien de naissance, a tout d’un artiste précoce, la qualité de composition qu’on lui connait, une carrière professionnelle qui ne remonte qu’à 5 ans à peine et la bonté d’âme de m’avoir payé une bière. Que demande le peuple !

« T’es nécessaire »

Alain Damasio s’active toujours autour d’un genre bien précis quoi qu’ouvertement vaste et créatif : la science-fiction. Originaire de Lyon, il fait des études commerciales et intègre l’ESSEC après une classe préparatoire HEC. En 1991 il quitte tout et décide de s’isoler pour s’adonner à sa passion : l’écriture. La horde du contrevent s’est vendu à 50 000 exemplaires et a été récompensé du grand prix de l’imaginaire, un succès probant pour cet écrivain de 42 ans.

Alors à tous, « pas de concession avec la vie ».

Crédits photos : Lastfm.fr et Musique.fnac.com

A Propos de l'Auteur

Mister V. a publié 27 articles sur ce site.

« Je jette avec grâce mon feutre, Je fais lentement l'abandon; Du lourd manteau qui me calfeutre, Et je tire mon espadon; Elégant comme Céladon, Agile comme Scaramouche, Je vous préviens, cher Myrmidon » D’un poom je fais tchak, C’est au boom que j’attaque !


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